mardi 7 mars 2017

Fantaisises anatomiques - 6 bis

Un petit rejeton de Baudroie des abysses dont l'agressivité sournoise ne présage pas d'une vie plus longue...
Le genre de maxime qui vous guide toute une vie.
Non, ne dites pas merci.


Guillaume.



dimanche 26 février 2017

Fantaisies anatomiques - 6

Môman veut réaliser des doudous sur un modèle de Baudroie des abysses. Y a qu'elle pour tenter un coup pareil. C'est pour ça que je l'aime. Elle aussi, elle est foutraque...
V'là t-y pas qu'elle me demande de lui faire des crobards. Morbleu, je saute sur l'occase et dans la droite ligne des foutraqueries habituelles du thème du jour version 6, je me lance dans une restitution des plus approximatives d'après ce que me suggèrent mon imagination et mes souvenirs vacillants.
3 tentatives aptes à dérouiller les crayons.

Soyons clair. Le but n'est pas ici de viser la véracité scientifique anatomique. Non, il s'agit surtout d'EFFRAYER LES ENFANTS PAS SAGES !!!
GNARK ! GNARK ! CRONCH ! Attention, les doigts...

Guillaume.

Style marqueterie : presque beau, le poisson.



En version irradiée.





Zombie irradié ? Mon préféré... et vous ?



jeudi 12 janvier 2017

Faut-il nourrir les animaux en hiver ? - 1ère partie.



Faut-il nourrir les animaux sauvages en hiver?

C'est le genre de question que l'on ne se pose plus tellement la réponse semble aller de soi. Le "oui" raflerait tous les suffrages en cas d'enquête publique.

Et pourtant, la réponse est loin d'être aussi évidente...

Sans détours, ma réponse sera un franc et direct : "mouais"... Allez, je concède un "oui" sous conditions.

Tout d'abord, pourquoi nourririons-nous les oiseaux sur notre balcon?
1) Parce qu'ils sont trop mignons tout plein et qu'il fait atrocement froid dehors et que c'est décidément trop cruel de les laisser se débrouiller seuls?
Cela me serre le cœur aussi mais (allez, je vais endosser le costume du rigoriste et inflexible scientifique) il faut savoir reconnaître avec pragmatisme que la sélection naturelle, opérée de façon certes implacable en hiver, joue un rôle écologique essentiel pour la santé des populations animales sur le long terme. Elle élimine les individus les plus faibles au cours d'une d'hécatombe dramatique (on estime parfois à 75% la mortalité chez les mésanges en hiver !) permettant aux plus résistants de transmettre leurs gènes.
De plus, les espèces venant aux mangeoires sont en majorité des espèces généralistes (certaines mésanges bleues et charbonnières, des pinsons des arbres, des merles noirs, des moineaux domestiques, etc.) par ailleurs souvent déjà aidées par l'homme et adaptées à son environnement modifié. Ce ne sont pas vraiment celles (les spécialistes, un plus grand nombre d'espèces concernées) qui ont justement besoin d'aide. Je nuancerai ci-après ce constat.

2) Pour faire de belles photographies depuis sa fenêtre?
Si cela peut servir à émerveiller les gens et à les sensibiliser, pourquoi pas, effectivement. Et pour être honnête, j'ai moi-même utilisé une photo d'un ami pour le dessin de cet article. Cela ne peut pas constituer l'argument principal même s'il ne faut pas sous-estimer son importance. Et il serait assez stupide de reprocher à quiconque de vouloir admirer des animaux sauvages dans son jardin...

3) Parce que nous sommes fautifs d'avoir détruit les environnements naturels qui permettaient la subsistance de ces oiseaux? Oui !! Et re-oui ! Voilà à mon avis, un argument convaincant. Car même certaines espèces généralistes ont du mal à se nourrir dans les environnements les plus bétonnés. Nourrir les mésanges avec des graines apparaît alors comme une compensation digne du minimum syndical. Si on en profite pour les admirer au passage, tant mieux !
Mais l'idéal serait encore de recréer les conditions de leur survie en autonomie. Replanter des espèces sauvages locales d'arbres et arbustes (faudra qu'on ponde un article là-dessus!!), laisser quelques coins en friche ou en fauche tardive, des tas de bois mort, des troncs creux, tailler des arbres en têtards, restaurer les mares, etc.
Dans ces conditions-ci, nous n'aurions presque plus besoin de nourrir les piafs!

De plus, les milieux riches et diversifiés attireront beaucoup d'autres espèces qui viendront parfois aux mangeoires. Certaines un peu plus spécialisées (chardonnerets sur les chardons et cardères, pics en présence d'arbres et de bois mort), des granivores migrateurs moins fréquents (gros-becs, pinsons du nord, tarins des aulnes, sizerins sur les bouleaux, etc.), d'autres grives (litorne, mauvis), d'autres mésanges (nonnette, boréale, huppée dessinée pour cet article).


Encore faut-il aussi que la restauration des milieux ait une certaine ampleur. Par exemple, les perdrix grises ont vu leurs effectifs s'effondrer depuis que l'agriculture industrielle s'est mise en place en détruisant les bordures enherbées, les haies et autres prairies fleuries naturelles. Elles sont actuellement nourries par les chasseurs (souvent sous des installations en taule recouvertes de branchages).
C'est un palliatif artificiel compréhensible à condition qu'il ne soit que temporaire. Il serait judicieux de replanter les haies avec des aubépines, des sureaux, des rosiers sauvages, des cornouillers, du lierre, des ronces même !
Cependant, on sait que si les surfaces restaurées sont restreintes ou isolées au milieu d'un vaste paysage d'agriculture intensive, elles vont constituer un puits à prédateurs qui auront vite détecté la profusion localisée des proies. Ainsi, les perdrix n'auront pas forcément la possibilité d'augmenter leurs effectifs de façon notable (SOURCES: "La Revue Durable", septembre/octobre 2010). Le problème s'estompe ou disparait quand les superficies de milieux favorables augmentent.

La morale de cette histoire ? Et bien, c'est que la question posée n'était pas la bonne !!
Il aurait peut-être fallu demander que faire pour que les animaux se nourrissent seuls en hiver à proximité des hommes.
Disons que pour protéger la nature en général, la restauration de milieux les plus naturels et sauvages primera toujours sur le fait de nourrir les survivants. Soigner la cause du mal plutôt que ses symptômes. Et cela ne concerne pas que les réserves naturelles mais aussi, et on le voit de plus en plus souvent, tous les espaces verts occupés par l'homme : parcs, jardins, talus et bords de routes, etc.
Cela dit, ce n'est pas demain la veille qu'une gestion des espaces verts en faveur de la biodiversité sera généralisée. Puissiez-vous faire en sorte que je me trompe !
Du coup, les mangeoires ont légitimement de beaux jours devant elles pour compenser nos puissants dégâts.


PS : à suivre dans la deuxième partie : quels animaux nourrir ? Que leur donner ?

mercredi 11 janvier 2017

Faut-il nourrir les animaux en hiver ? - 2ème partie.

Nous avons beaucoup parlé, dans le précédent article consacré à ce thème, du nourrissage des oiseaux sans prendre la peine de le faire remarquer comme si cela allait de soi. Or, le sujet doit être élargi à tous les animaux... Pas de favoris !

D'ailleurs, les oiseaux eux-mêmes ont surement besoin de nous pour leur fournir en masse autre chose que du pain ou (c'est alors déjà bien !) des graines : de l'arthropode, de l'arachnide, de l'insecte et même du mammifère en-veux-tu-en-voilà (je sollicite toutes les remarques grammaticales sur cette expression-ci...), par paquets de douze voire même de soixante-quinze.
A défaut de pouvoir acheter votre quintal de pâtée composée d'un broyât d'un peu de toutes ces créatures réunies dans la jardinerie du coin, comment procéder pour refourguer la marchandise sans trop qu'il nous en coûte ?
Euh, je le précise au cas où, pour la jardinerie... N'y allez pas ! Préservez les nerfs des pauvres vendeurs qui risqueraient une attaque ! Pour nos animaux de compagnie, pas de problèmes, on y trouve une mixture similaire en boite. Les humains ont droit en grandes surfaces à une qualité approchante dans des plats industriels préparés. Mais pour les animaux sauvages, quasiment rien !

Ouais eh ben, tant mieux. Procédons autrement ! Et vous savez ce que cela signifie. On en a déjà parlé, il faut restaurer ou recréer des environnements les plus naturels et sauvages possibles. Ceux qui ont un jardin vont illico aller replanter du local et laisser pousser davantage. Les élus en charge de collectivités vont convaincre leurs services techniques et convaincre les habitants d'en faire autant.

Ces nouveaux espaces fourniront le gîte et le couvert à toute la faune locale (et pas seulement les oiseaux mais aussi les hérissons, les écureuils, les lézards, les crapauds, les insectes, etc.) et les mangeoires constitueront une belle cerise sur le gâteau et une source d'émerveillement.

Par exemple, la chenille ci-contre se transformera en un papillon appelé la brèche (Cucullia verbasci). Elle ne peut se nourrir que sur une plante sauvage : le bouillon blanc (Verbascum thapsus). Poussant volontiers sur certains terrains vagues, elle est souvent méprisée. Elle se vend pourtant en raison de ses propriétés médicinales. Elle est aussi parfois plantée comme ornementale pour ses qualités esthétiques. Mais surtout, elle nourrit jusqu'à 90 espèces d'insectes et arthropodes différents. Voilà la force nourricière des espèces sauvages locales illustrée!


Bon, certes. Tout cela est idyllique mais j'en entends déjà grommeler et maugréer de dépit. Et ceux qui n'ont pas de jardin ? Deux cas de figure :
- ceux qui ont un balcon peuvent semer dans des jardinières (pas trop petites) des fleurs locales sauvages. C'est déjà pas mal pour de nombreux insectes et arthropodes mais l'impact ne sera pas décisif, reconnaissons le volontiers. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas le faire, on est bien d'accord ! Pour renforcer l'intérêt de ces plantations, un hôtel à insectes peut s'avérer utile.
- ceux qui n'ont ni balcon, ni jardin peuvent se rabattre sur les espaces publics en essayant de les rendre plus attrayants pour la nature. Va falloir convaincre des responsables ou agir soi-même. Dans la légalité, tout de même ! Pas de terrorisme vert, n'est-ce pas ?

Néanmoins, dans les deux cas, l'espace manquera et les ressources pour les animaux sauvages itou. C'est là que la question de l'apport de nourriture se posera. Il nous reste donc à voir comment le faire de la meilleure des façons. Ce sera dans le prochain épisode...

La suite 3 : si on nourrit, que donner et comment faire ?
La suite 4 : intérêt pédagogique du nourrissage.

lundi 9 janvier 2017

Faut-il nourrir les animaux en hiver ? - 3ème partie, les principes.


Dans les deux cas mentionnés dans le précédent article, vous serez amenés à nourrir la faune. Il vous faut alors retenir quelques principes :

1. Evitez le pain (ou alors exceptionnellement !). Il est particulièrement à proscrire pour les oiseaux d'eau : canards colverts, oies bernaches du Canada et cygnes tuberculés. Houlà !! Je ne vais pas me faire des amis, là ! Tout d'abord, ces trois espèces ont déjà été fortement favorisées par l'homme, chacune ayant été plus ou moins domestiquée. Elles peuvent proliférer comme les bernaches du Canada et parfois les cygnes tuberculés puis entrer en compétition avec d'autres oiseaux d'eau nécessitant, eux, une réelle protection. La question même de nourrir ces oiseaux se pose...
Mais si l'on y tient, il faut savoir que le pain qui se mouille avant ingestion a tendance à fermenter dans leur système digestif entrainant des troubles de santé (qui ne nous sont pas forcément perceptibles, la difficulté est là).
En outre et c'est alors valable pour tous les animaux, le pain apporté de façon régulière peut être comparé à une alimentation de type fast-food : tout à la fois trop riche et déséquilibrée. Pas bon pour l'espérance de vie !!

2. Préférez les graines et fruits au pain. Beaucoup d'animaux sont granivores, d'autres le sont en partie ou occasionnellement. Quoiqu'il en soit une graine renferme un cocktail énergisant mais aussi très complet et équilibré. C'est beaucoup plus sain pour les animaux à long terme.
Vous pouvez choisir des graines de céréales cultivées mais aussi et pourquoi pas, encore une fois, des graines de fleurs des champs très prisées puisque parfaitement adaptées. Amusez-vous à en récolter au fil de vos promenades resemez-en quelques unes dans les jardinières ou ailleurs.
De la même façon, des trognons de pomme, poire et bien d'autres restes de fruits seront très appréciés et légitimes. Offrez-aussi ceux qui sont un peu vieux ou gâtés. Ils ne rendront pas les animaux malades. Ces derniers adorent d'ailleurs souvent attendre que certains fruits sauvages soient devenus blets pour les consommer (cynorhodons des rosiers sauvages, nèfles, etc...).

3. Privilégiez des graines issues de l'agriculture bio si vous achetez des céréales. Puisque que les produits chimiques (appelons-les biocides !) constituent un autre facteur largement responsable de l'érosion de biodiversité en causant la mort de monceaux d'êtres vivants chaque seconde qui passe, pourquoi donc les nourririons-nous avec des graines en contenant ? Et malheureusement, le standard agricole actuel implique l'usage de biocides. En gros, si rien n'est précisé sur un emballage de graines, c'est très probablement qu'elles ont été éclaboussées de produits peu recommandables. Donc, pour être sûr de votre achat, prenez du bio.

4. Fournissez de la matière grasse. L'apport calorique du gras qui torture tant nos esprits occidentaux par ses conséquences sur nos silhouettes s'avère vital pour les animaux sauvages. Eux, ne peuvent pas se soustraire aux rigueurs du froid et il leur faut consommer beaucoup d'énergie pour maintenir leur température interne constante. Avaler un aliment aussi riche est une véritable aubaine pour eux au cœur de l'hiver.

5. Fournissez de l'eau non gelée. Là aussi, certains jours, c'est chose ardue d'en trouver dans la nature. Des animaux variés vous remercieront et viendront en profiter comme aux mangeoires laissant augurer de fameux spectacles.

6. Évitez de nourrir en été. C'est un moment de l'année où il y a des ressources en plus grande quantité et les animaux doivent en profiter pour apprendre à se nourrir de façon autonome. Leur survie en dépendra quand ils se retrouveront seuls dans la froidure et sans vous. Parce qu'ils auront pu voyager et que vous ne serez pas partout !!

7. Si vos commencez, n'arrêtez pas en hiver ! Mettez-vous à la place d'une mésange. Elle a tôt fait de s'habituer à votre cruciale pitance. Elle modifie son comportement et ses déplacements en fonction de cet apport et bâtit une stratégie de survie autour. Si par mégarde, vous oubliez d'abonder en ressources, elle s'en trouvera probablement perturbée et déroutée. Le plan B, n'existe pas toujours...
Puis, dès le début du printemps, réduisez petit à petit les apports journaliers jusqu'à les arrêter.

La solution idéale ressemble donc à une boule de graisse (beurre un peu rance ou autre matière grasse un peu passée) roulée dans des graines à proximité d'eau tiédie de temps en temps, le tout sans interruption en hiver.
Si vous êtes un passionné d'oiseaux, mieux vaut suspendre à bonne hauteur les boules dans des filets pour éviter une sur-prédation (par les chats, notamment).

Concernant la viande... Je crois qu'il y a un moment où il ne faut pas trop exagérer... Si nourrir la faune sauvage n'est qu'une solution de transition ou de complément, comme nous l'avons expliqué ci-avant, il ne semble alors pas raisonnable de donner un aliment aussi cher et dont beaucoup d'hommes manquent. Ou alors, à titre exceptionnel, des restes périmés évidemment...
De plus, cela pourrait attirer en quantité des rats qui ne sont pas du tout en voie de disparition, c'est un euphémisme. Mais faut-il en rire ou en pleurer, on constate souvent que les hérissons viennent finir les restes des croquettes dans les gamelles de chiens laissées dehors...
Mieux vaut les laisser vous débarrasser des limaces et escargots !

Moins légitime est le nourrissage des sangliers en forêt ou à la campagne. On le fait souvent pour les attirer loin des cultures (c'est du moins ce qu'on prétend) mais en hiver, cela permet à des jeunes de résister plus facilement. Cette moindre mortalité hivernale va accentuer une caractéristique utilisée pour justifier la chasse : la surpopulation. Je ne suis pas contre la chasse a priori mais dans ce cas précis, autant ne pas les nourrir ; si c'est pour mieux les tirer après...

Nourrir les animaux sauvages s'avère être une action souvent judicieuse mais qui se doit d'être réfléchie. Nul besoin de pondre un traité de 7 tomes chaque automne. Il faut juste se dire que dans certains cas, cela ne va peut-être pas de soi. Et que cela ne se fait pas n'importe comment.

Écrire un article, c'est du boulot ! Ça creuse, vous savez ? Tiens, j'me casserais bien une petite graine, moi...
Hum ! Mouais, bof... Désolé.

dimanche 8 janvier 2017

Faut-il nourrir les animaux en hiver ? - 4ème partie

Grosbec cassenoyaux

Articles précédents dans la même série:
1- Faut-il nourrir les animaux en hiver ? Est-ce la bonne question à se poser ?
2- Avant de donner à manger, que faire ?
3- Si on nourrit, que donner et comment faire ?

Comme nous l'avons expliqué dans des articles précédents (voir ci-dessus), le nourrissage des animaux en hiver ne joue pas directement un rôle technique de protection de la biodiversité. Les bêtes les plus communes (un nombre restreint d'espèces généralistes déjà sur-favorisées par l'homme et son mode de vie non durable) sont celles qui en profitent le plus, alors qu'on chercherait plutôt à protéger les autres. Le nourrissage n'assure en rien, en général, la survie globale des espèces. Il y a même des effets pervers.

Cependant,  il revêt une valeur pédagogique de premier ordre par le fait qu'il facilite l'observation de nombreuses espèces.
Des dispositifs en faveur des oiseaux peuvent par exemple attirer une diversité d'espèces assez intéressante. Et il faut rappeler que les mésanges les plus communes n'ont rien à envier aux oiseaux exotiques les plus bariolés. Regardez donc en détail le plumage de la mésange bleue pour vous en convaincre !
En outre, parfois, les mangeoires voient tout de même la visite d'espèces moins fréquentes ou du moins plus discrètes. Elles n'en sont pas moins magnifiques comme par exemple les Grosbecs casse-noyaux, ou des pics comme le petit Mar.
Des petits veinards nous signalent même la venue de la rare Alouette lulu auprès de leurs mangeoires ou abreuvoirs !!

Il serait dommage de se priver de ces moyens d'admirer, de photographier, de peindre, bref de partager notre passion avec ceux qui sont encore à convaincre qu'il faut protéger la nature...

mardi 3 janvier 2017

Ça bouge encore.

An 2017. Le futur.
 

2 cyber-régulateurs méta-numériques proto-explorent le post-Net à la recherche de sites, de blogs oubliés. Leur objectif selon leurs termes : purger la toile de toutes les scories paléo-fantaisistes obsolètes de l'ère techno-hippie, dernière tentation arrogante et vaine d'un pan de l'humanité, désormais réduit à un quasi neuro-songe, de concilier méca-chèvre et digi-chou.

ROBERT X22 :

Hey, t'es sûr, qu'on devrait aller fouiner par là-bas ? On dit que le site est bio-hanté. Que, durant l'ère bio pré "techno-techno", les blogueurs y créaient, y louaient même, des représentations de créatures biologiques toutes plus effrayantes les unes que les autres. Pire, on parle aussi de quelques créatures imaginaires électro-cauchemardesques. T'imagines ? Des croquis faits à la main sur du paléo-papier, tout droit sortis de l'imagination de vrais bio-humains !! J'en grillerais mes supra-conducteurs de peur...

ROBERT B52 :

Oh ! Tu me brises les algorithmes ! Y a belle lurette que tout a été nettoyé. Je te parie 1 000 millions de Terabytes d'espace de stockage que le site est vide de toute paléo-vie.

ROBERT X22 :

Écoute, fais attention ! On y aurait même lu des textes foutraques, promouvant l'écologie, la protection du vivant, avec de l'humour et des dessins partout. Même des traces cyber-infinitésimales pourraient contaminer nos programmes !

ROBERT B52 :

Synthé-purée ! Arrête un peu ou je t'arrache tes poly-condensateurs.

ROBERT X22 :

Attends, y a un truc qui bouge, là ! Hé-Ho ? Y a quelqu'un ?

ROBERT B52 :

Mais c'est pas vrai ! Tu vas te taire à la fin ! Y rien du t... AAHHHH !!



ROBERT X22 :
Ah ! Quelle horreur ! Quelle monstruosité !! Robert X22, réponds moi ! Nom de Net, il a grillé une diode ! Vite fuyons !

ROBERT B52 :
Bip... Bibip... Bip... Bip...


Guillaume.

PS
nota bene : la lecture régulière de certaines bandes dessinées de la bande à Jodo peut avoir des effets indésirables sur l'inconscient et se manifester par des troubles de l'expression orale ou écrite. Ne pas dépasser la dose prescrite. Ne pas proposer à un enfant. En cas de troubles constatés, consulter un libraire de toute urgence.

vendredi 3 juin 2016

Bonne pratique, bonne nouvelle.

C'est bien de râler mais c'est bien aussi de souligner ce que l'on trouve exemplaire. J'avais dénoncé avec la finesse qui me caractérise un massacre inutile et couteux au cours de cet article.

Eh bien, figurez-vous, chers amis, que les choses changent probablement. Ce que j'avais souhaité dans ce texte est en train de se produire cette année pour la première fois à cet endroit. Les herbes, les fleurs que vous voyiez sur les photos vont pouvoir terminer leur cycle de vie sans être coupées. Et oui, grâce à la sagesse et à l'expertise de nouveaux responsables techniques qui ont compris que favoriser la biodiversité et faire des économies, c'est possible contrairement à ce qu'on nous avait rabâché durant 50 ans.

Voilà une vraie bonne nouvelle !

Guillaume.