La tradition du "jardin à la française" s'est imposée au XVIIème siècle. Cette tradition avait pour objectif de corriger et de domestiquer une nature que nos lointains ancêtres trouvaient hostile. Pourtant, en y regardant de plus près, il faut bien avouer que cette nature hostile fait souvent bien les choses et qu'il n'est pas inintéressant de la regarder ou de l'écouter s'exprimer. Que diriez vous de faire un petit "retour aux sources" avec nous ?
dimanche 23 décembre 2012
Du rab' de Roitelet triple-bandeau pour vous inciter à explorer le blog.
Décidément, nous ne voulons pas en finir avec le lierre et le Roitelet triple-bandeau.
Ce mini-croquis sera l'occasion de rappeler que vous pouvez utiliser des mots clés (les libellés) afin de retrouver des articles aux caractéristiques ou thèmes communs.
Par exemple, si vous souhaitez ne regarder que les aquarelles ou croquis, vous pouvez cliquer sur l'un de ces mots dans la partie droite de la page, sous les archives.
Cette longue liste de libellés serait un joyeux bazar s'ils n'étaient pas classés par ordre alphabétique. Pas d'excuses donc. D'autant que si vous avez besoin de rechercher de façon plus thématique, vous pouvez utiliser les différentes pages de notre blog. Chacune correspond à un thème général dans lequel viennent s'ordonner des sous-thèmes puis enfin nos articles.
Bons coups d’œil et lecture.
Ah, oui ! Et bonnes fêtes !
Guillaume
Libellés :
ABC du blog,
croquis,
lierre,
Roitelet Triple-bandeau
vendredi 21 décembre 2012
Fantaisies anatomiques - 3
Détendons nous un peu à l'aide du jeu suivant.
Observez attentivement les dessins ci-dessous et sans utiliser un guide de terrain sur les amphibiens, donnez les noms de ces quelques espèces récemment découvertes dans la région de Bretagne...
Proposez dans les commentaires (faites-en profiter tout le monde, qu'on rigole tous ensemble !) ou via la boîte aux lettres (en privé, quoi) des noms bien farfelus avec juste ce qu'il faut d'un semblant de logique pseudo-scientifique pour les créatures ci-après!
1 point par proposition rigolote et 1 point bonus pour la qualité, le style et l'imagination. Nous tenons les comptes et établissons un palmarès.
Une certaine tolérance s'appliquera quant à la formulation des noms vernaculaires...
A voir aussi :
Fantaisies anatomiques - 1
Fantaisies anatomiques - 2.
Observez attentivement les dessins ci-dessous et sans utiliser un guide de terrain sur les amphibiens, donnez les noms de ces quelques espèces récemment découvertes dans la région de Bretagne...
Proposez dans les commentaires (faites-en profiter tout le monde, qu'on rigole tous ensemble !) ou via la boîte aux lettres (en privé, quoi) des noms bien farfelus avec juste ce qu'il faut d'un semblant de logique pseudo-scientifique pour les créatures ci-après!
1 point par proposition rigolote et 1 point bonus pour la qualité, le style et l'imagination. Nous tenons les comptes et établissons un palmarès.
Une certaine tolérance s'appliquera quant à la formulation des noms vernaculaires...
A voir aussi :
Fantaisies anatomiques - 1
Fantaisies anatomiques - 2.
Libellés :
croquis,
Fantaisies anatomiques,
Rêves et féeries.
mercredi 19 décembre 2012
Pas possible de ne pas profiter de l'occasion fournie par la saison pour vous proposer à nouveau la lecture de cet article qui tombe à pic. Quoique le rappel est un peu tardif...
A lire ou relire au plus vite, donc, l'arbre de Noël anti-cancer.
A lire ou relire au plus vite, donc, l'arbre de Noël anti-cancer.
mercredi 12 décembre 2012
Croqui'histoire - 3
A mon tour, je vous présente un autre dessin qui aurait pu, lui aussi, illustrer l'article sur le Lierre mélomane. En vedette, toujours le Roitelet triple bandeau, avec un look particulièrement adapté aux circonstances : notez la calotte teinte en rose et les mitaines dignes des héros du heavy metal décrits par Guillaume !
Je ne sais pas pour vous, mais moi, cette calotte fuchsia, elle me fait penser à celle d'un autre héros du blog : j'ai nommé Robin des champs !
Je ne sais pas pour vous, mais moi, cette calotte fuchsia, elle me fait penser à celle d'un autre héros du blog : j'ai nommé Robin des champs !
Libellés :
croquis,
Roitelet Triple-bandeau
vendredi 30 novembre 2012
Croqui'histoire - 2
J'en étais sûr.
Voici donc des dessins qui n'ont pas été retenus pour l'article sur le lierre mélomane.
Le premier, un croquis rapide et minuscule qui a servi à préparer le second. Le petit avait pour vocation de mettre dans la main l'oiseau afin de pouvoir le dessiner un peu plus spontanément, par la suite.
En gros, pour éviter l'effet de "sur-application" et la rigidité maladroite qui peut en découler. Bon, ben, j'espère que ce n'est pas trop raté. A vous de le dire.
Si vous voulez voir la genèse d'un dessin plus en détail, il y a aussi le premier article de la "série" Croqui'histoire.
Guillaume
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Roitelet Triple-bandeau
jeudi 22 novembre 2012
Lierre mélomane...
Durant les années 80, le heavy-métal, nuance très (trop ?) subtile du hard-rock, va se vautrer dans une grotesque orgie de mauvais goût et presque jeter le discrédit
sur un courant musical qui avait pourtant engendré des groupes de
légende : Led Zeppelin, AC/DC, Deep Purple, Black Sabbath, Blue Oyster
Cult, etc.
A l'image du son tout à la fois super-pompier, boursoufflé, artificiel et archi-toc, les guitar-héros moulés dans des combinaisons de strip-teaseuses aux couleurs criardes, affublés de gigantesques tignasses permanentées gaspillent une technique guitaristique affolante dans des compositions en dessous de tout.
Tout n'est qu’esbroufe et spectacle grand-guignolesque, les poses lascives et provocantes tenant lieu de chorégraphie. Le tout baigné dans une débauche technique et une escalade aux décibels absurde.
Cette agression esthétique couplée à l'utilisation généralisée du baladeur (et surtout du casque) au cours de mon enfance aurait bien pu venir à bout de mes tympans.
Je remercie mes oreilles de fonctionner encore correctement. Grâce à elles, je profite toujours des prodiges d'un petit artiste, lui aussi adepte de la virtuosité technique. Le Roitelet triple-bandeau, Regulus ignicapilla, émet un chant vraiment typique avec son crescendo véloce dans le sur-aigu. Je concède qu'il n'est pas fanatique des variations et digressions de certaines cousines (Alouette des champs, Fauvettes, Rousseroles, etc.). Lui, son truc, c'est le solo roquette : droit au but, pas de gras, efficacité totale, tout à fond live.
Et au niveau de la gestuelle, quelle énergie !! Le suivre aux jumelles est exténuant. C'est bien simple, il ne tient pas en place. Surexcité, les doigts (des pattes) fichés en permanence dans la prise.
Le tout pour moins de 10 grammes et une trogne adorable de micropunk à crête fluo à faire craquer la plus glaciale des marâtres. Chapeau bas...
Les guitar-héros et leurs tifs-choucroutes peuvent aller se rhabiller.
Les chants et cris des Roitelets (il y a aussi le huppé) font d'ailleurs office de test auditif. Leurs tonalités si aigües ne sont plus perçues en cas de baisse des facultés auditives, avec l'âge notamment...
Ouf, donc, car je l'entends toujours...
Bien. Mais je voulais en venir à un autre point. Ne dois-je remercier que mes oreilles ? Non.
Il est temps de poursuivre mon entreprise de réhabilitation de la star de ce blog, par ailleurs souvent malaimée hors ces pages. J'ai nommé Hedera helix alias Mister Lierre (1).
Oui, cette plante qui ne tue ni ne parasite les arbres, crée autour des troncs un manchon feuillu protecteur pour de nombreuses espèces animales. Le feuillage persistant assure une régulation thermique roborative aussi bien en été qu'en hiver. Des arthropodes aux oiseaux en passant par les mammifères, ça grouille de vie, là-dedans. Quant à notre Roitelet triple-bandeau, qui y trouve le gîte et le couvert, le lierre est même une condition essentielle de sa survie en hiver.
Concernant les oiseaux qui bénéficient de l'hospitalité du lierre, il serait d'ailleurs vain de vouloir en établir une liste exhaustive tant elle serait longue. Mais comme je suis très prétentieux, je vais tout de même la démarrer (à vous de la compléter dans les commentaires. Mais non, vous n'êtes pas prétentieux !) : les merles et les grives musicienne, litorne, draine, mauvis, qui se nourrissent en hiver des baies comme les pigeons ramier et colombin, la fauvette à tête noire, l'aigle botté qui adore les arbres à lierre pour nicher. Les grimpereaux et la sittelle qui chassent à proximité, les moineaux qui s'y cachent, etc.
Et encore un dernier, réponse à l'énigme du deuxième article sur le lierre : le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes). Dans le genre guitar-héro surexcité, record battu ! Là encore, pour moins de 10 grammes, nous tenons là une série de rafales, que dis-je, une explosion de notes enchaînées avec des ruptures mélodiques aussi brutales qu'acrobatiques. Et vas-y que je trépigne et que je maltraite mes cordes vocales (euh, ma syrinx en fait). Un solo balancé avec une puissance sonore phénoménale et les pattes traversant l'accélérateur.
Bon, après, si vous préférez l'analogie avec Niccolò Paganini, elle marche aussi...
Le Lierre est donc un mélomane qui favorise l'avifaune chantante en général.
Si vous ne l'épargnez pas pour la Nature, faites le pour la musique !
Guillaume
(1) Les articles concernant le Lierre sont les plus lus du blog, à notre grande surprise, Olivier et moi. Apparemment, la plante occupe l'esprit des hommes.
Les articles sur le Lierre
1- Le Lierre est une plante très utile.
2- Le Lierre n'est pas une plante parasite et s'avère encore plus utile que prévu.
3- Les autres lianes et le romantisme du Lierre.
4- Le Lierre riche en nectar... en novembre !
PS : Merci et bravo à Messieurs A. Audevard et J. Fouarge dont les photos trouvées sur le Net m'ont inspiré pour réaliser ces desssins.
lundi 12 novembre 2012
Rappel de saison : feuilles mortes.
Pour les nouveaux-venus. L'article tombe à pic... On ne va pas l'écrire deux fois tout de même !
Cliquez-donc ici pour lire l'article.
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jeudi 25 octobre 2012
Aujourd'hui, on réinvente l'eau chaude.
![]() |
| Vieil arbre, Étang de la Mer Rouge, Brenne, 2011. |
Il existe des mécaniciens de la nature. Ils essayent de restaurer ce que d'autres ont détruit ou ils détournent à leur profit certaines propriétés des écosystèmes. Les plus sages d'entre eux se contentent souvent de laisser la nature agir ou se réparer toute seule. Parfois, ils se servent d'elle pour des tâches que la technologie tente imparfaitement d'accomplir (épurer l'eau, par exemple). Leur discipline, c’est le génie écologique.
On peut mettre à leur crédit un certain nombre de réussites.
A condition de ne faucher qu'une fois l'an et de ramasser les fauches, on peut, au bout de quelques années (oui, tout de même), récupérer une prairie relativement diversifiée (Y compris dans les jardins. OUI ! MÊME LE VÔTRE !) là où les tontes hebdomadaires avaient régné durant trop longtemps.
On peut replanter des haies (AVEC DES VÉGÉTAUX SAUVAGES LOCAUX ! Y compris dans les jardins. OUI ! MÊME LE VÔTRE !) Même si une haie poussera toute seule sur une bande jamais entretenue...
Grâce au pâturage mais aussi avec de puissants engins mécaniques, on restaure des zones humides que les végétaux en développement avaient asséchées. On peut encore re-profiler les berges, re-creuser des mares comblées, etc. Y compris dans les jardins. Mais pas forcément tous... On réhabilite même des carrières !!
Bref, on peut restaurer des tas d'écosystèmes variés favorables à une riche biodiversité... Le résultat n'est pas toujours à la hauteur de la situation antérieure aux dégradations mais ne broyons pas du noir, c'est plutôt encourageant. Si on le lui permet, la Nature revient très vite. Il suffit de constater la vitesse de colonisation d'une terre nue par les végétaux sauvages...
Seulement parfois, ça coince. Il est désormais temps d'enfoncer une porte ouverte. Quand on abat un vieil arbre, les ingénieurs ont beau tourner le problème dans tous les sens, il n'y a pas de solution de remplacement.
Le chêne d'à peine 100 à 200 ans (car il y a bien plus vieux), celui qui présente à la fois un gros volume de bois sain et un gros volume de bois mort avec pour chaque catégorie un cortège de faune spécifique (probablement plus de 1000 espèces d'arthropodes sur les essences de chênes européens), celui-ci est irremplaçable.
On ne sait pas planter de vieux arbres. C'est ridicule à dire mais j'ose prétendre qu'il faut le rappeler.
Guillaume.
PS: une dernière porte ouverte enfoncée pour la route : le plus simple serait de ne pas détruire !
Dans la salle et derrière les écrans, des "Oh !" et des "Ah!" admiratifs. "Lumineux ! Oh, la belle bleue ! Époustouflant ! Quelle sagesse !"
Le rédacteur : "Merci, stop, n'en jetez plus !"
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