vendredi 3 juin 2016

Bonne pratique, bonne nouvelle.

C'est bien de râler mais c'est bien aussi de souligner ce que l'on trouve exemplaire. J'avais dénoncé avec la finesse qui me caractérise un massacre inutile et couteux au cours de cet article.

Eh bien, figurez-vous, chers amis, que les choses changent probablement. Ce que j'avais souhaité dans ce texte est en train de se produire cette année pour la première fois à cet endroit. Les herbes, les fleurs que vous voyiez sur les photos vont pouvoir terminer leur cycle de vie sans être coupées. Et oui, grâce à la sagesse et à l'expertise de nouveaux responsables techniques qui ont compris que favoriser la biodiversité et faire des économies, c'est possible contrairement à ce qu'on nous avait rabâché durant 50 ans.

Voilà une vraie bonne nouvelle !

Guillaume.


mardi 9 février 2016

Les Zespèces Zinvasives

Qu'est-ce donc qu'une espèce invasive ?
Une plante propagée par les armées en conquête ? Non, pas spécialement mais c'est un cas possible.
Une espèce mutante de rat géant aux ordres d'un scientifique despote et bidouilleur de génétique aux velléités hégémoniques ? Encore moins.
Il s'agit d'une espèce exotique introduite volontairement ou non et dont les populations se développent vitesse grand "V" sur leur nouveau territoire, souvent au détriment des locales.
La ronce du coin a beau être vigoureuse et souvent qualifiée d'envahissante par les jardiniers, elle n'en est pas.

Le naturaliste classique est rarement fanatique de l'invasive et lui colle plutôt l'étiquette de grande méchante à abattre. Wanted. Dead or Alive. Prime de 10 000 dollars à la clé.
Ce qui le dérange, c'est la propension de certaines (mais pas toutes pour être honnête) à nuire aux espèces locales.
Force est de reconnaître que le naturaliste ne prolonge pas cette lutte implacable de l'univers de la biodiversité vers celui de la grammaire.

En effet, on observe, dans les discours des amoureux de la nature, la prolifération des Zespèces invasives... Elles menacent de disparition les Tespèces, Fespèces, Kespèces, HHespèces et même les Nespèces.
Les Zespèces sont originaires de différentes régions dont les plus célèbres sont les méandres du 2 (22, 32, 42...) et les monts du 3 (23, 33...). Mais on en trouve aussi dans des vallées plus mystérieuses comme celles des multiples solitaires de 20 et de 100 (80, 200, 300 mais pas 81 ni 204).
Ce sont les locuteurs qui les ont implantées durablement dans d'autres contrées grammaticales.


Le mode opératoire de leur prolifération linguistique est simple. Dès qu'un orateur est sous leur influence, les Zespèces s'insinuent entre le chiffre et le nom. Elles l'obligent à prononcer un Z là où il ne devait pas y en avoir. Et voilà notre pauvre bougre contraint de produire une liaison dangereuse. Toutes les liaisons naturelles qui avaient donné le jour aux Tespèces, Fespèces, Kespèces, HHespèces et Nespèces sont ainsi supplantées.

Disparues les cent espèces prononcées Tespèces. Idem les neuf articulées Fespèces, etc.

Bon, ne croyez pas pour autant que je vais vous donner une leçon de grammaire. Point du tout. Certes, au début, j'avoue, j'ai failli faire mon gros malin et puis je suis allé vérifier quelques règles (par exemple, ici) et comme toujours avec le français, j'ai découvert quelques exceptions qui m'ont bien douché.

Et puis, je vais pas non plus me fâcher avec mes chers collègues naturalistes...

D'ailleurs, on me souffle à l'oreille que les économistes européens ne font pas mieux en laissant disparaître similairement de nombreux Teuros, Feuros, Keuros, HHeuros...

Guillaume.

PS : si je mange l'un des champignons ci-dessous (vous aurez enfin la paix !), combien restera-t-il d'individus ?  Réponse : X individus à prononcer à voix haute !




 



mercredi 16 décembre 2015

J'ai toujours préféré les monstres... bonus 2


Pour une fois, je vais me faire l'avocat du diable. Histoire de ne pas passer pour le mec qui ne pond que des panégyriques des espèces sauvages. Au bout d'un moment, ça n'est plus crédible.

Donc.
S'il y a bien deux groupes d'insectes qui ont la faveur du public ce sont les papillons et les libellules.
Pour les premiers, la décoration, tantôt exubérante style rococo décadent, tantôt d'un minimalisme digne de l'avant-garde la plus "in", occupe tant de place qu'elle occulte les 6 pattes, la longue trompe, les yeux à facettes, les poils partout, etc.
Pour les secondes, la silhouette s'est tellement allongée qu'on a l'impression de voir voler des mannequins, certes rachitiques à faire peur (mais le bourrage de crâne nous a convaincus (soumis ?) que c'était le beau du moment), parées de combinaisons moulantes à paillettes en vogue lors des soirées disco seventies. Ne manquent que les cols pelle à tarte et les pattes d'eph'.

Je fais ce que je peux pour relativiser la beauté de ces nymphes ailées mais je sens bien, là, que vous ne marchez pas. Et que ma prose fine comme une côte de bœuf charolais ne saurait vous convaincre que ces insectes sont les exceptions qui confirment la règle.

OK. D'accord. Vous l'aurez cherché... Alors voilà à quoi ressemble la tronche d'une libellule en gros plan.
Le Bisou ! Le Bisou ! Le Bisou ! Le Bisou ! Le Bisou ! ...







Guillaume

PS: il s'agit d'une tête de Sympecma fusca ou Leste brun, une espèce qui a la particularité d'hiberner en hiver.

mercredi 25 novembre 2015

J'ai toujours préféré les monstres... bonus 1



Z'aviez pas eu le dessin habituel, la dernière fois. Ça vous a pas trop embêté, non, hein, des fois ? Mais dites moi si je dérange ! J'te jure... Faut que je râle à votre place ! Pfff ! Je fais tout le boulot !

Bon alors voilà. Un tout frais, tout neuf mais faudra pas vous plaindre s'il y a des traces de l'esquisse au crayon, si une erreur de raccourci de la patte avant droite accroche l’œil. Je l'ai quand même fait exprès pour vous. C'est pas un vieux crobard de derrière les fagots recyclé pour l'occasion. Alors en effet, je me suis contenté d'à peine plus que le premier jet sans chercher à retoucher.
C'est un peu comme les premières études que l'on fait pour se dérouiller les mains en vue du grand œuvre. Sauf que de grand œuvre, il ne sera pas question par manque de talent (mon cher Charlie, spéciale pour toi !) et de feu sacré. Oooh ! Mais c'est trop nul !!! Quel manque d'ambition !
Et oui, c'est comme ça.

Sinon, j'ai un faible pour cette charmante micro abomination. Avec ses deux petits yeux de jade empreints d'une touchante innocence et son si petit corps, tout rond, Leiobunum rotundum fait chavirer mon cœur à l'instar d'un philtre d'amour composé d'ingrédients improbables subtilement dosés. Par un contraste radical, les éléments les plus repoussants projettent en avant ce regard fragile et émouvant.

Un peu comme ma fille et son doudou : baveux, puant et plein de microbes pathogènes de la plus haute virulence. Mais quand elle le tient dans ses dents, je ne résiste pas au câlin.

Guillaume.




samedi 7 novembre 2015

Recette de saison - rappel.

Je sais pas si vous avez pu tester mais la saison s'y prêtera bientôt...

Recette.


dimanche 1 novembre 2015

J'ai toujours préféré les monstres...



J'ai toujours préféré les monstres.
Gamin, mon cerveau se ramollissait devant des dessins animés navrants de bêtise et de niaiserie.

Vous vous souvenez de la série de dessins animés "les Maîtres de l'Univers" et notamment de son héros Musclor ? Non ? Alors, imaginez l'une des fillettes des triplés (la BD) soumise aux tests atroces d'un savant aussi détraqué que plénipotentiaire. Empalée sur des seringues géantes de stéroïdes et d'anabolisants pour cétacés, la masse musculaire de la pauvrette aurait fini par se boursouffler en tous sens et dans la plus grande anarchie au point de produire des muscles énormes encore inconnus des chercheurs en anatomie. Si, si, j'ai vérifié, j'avais la figurine. J'étais abruti jusqu'au bout.
Seul vestige de sa candeur passée, le carré court impeccable et mignon tout plein avec sa frange de première communion.
Bref, le héros tartignole le plus grotesque qui soit. Et pour enfoncer le pieu, on l'avait doté d'une épée magique absolument irrésistible qui permettait à des pseudo scénaristes indignes de piétiner méticuleusement toute ébauche d'intrigue, si mince soit elle.

Je ne vous parle même pas des méchants, crétins comme des manches à balais, vaniteux, et surtout, ne doutant de rien ni personne malgré une infinie succession d'échec cuisants enchaînée à un rythme proche de l'idéal stakhanoviste.
Quoique, si, je vous en parle. Parce qu'ils avaient pour eux quelques atouts. Leur diversité de formes et de visages, leur incongruité subtilement dosée, leur laideur fascinante et désuète. En dépit d'un style "plus kitsch, tu meurs" grand guignolesque, un attrait naissait de cette galerie de tronches, impayables sources d'originalité, de fraîcheur et de renouveau. Sans quoi, la routine et l'ennui aurait fini par l'emporter.
Finalement, j'ai fini par préférer les figurines de ces monstres au point que Musclor a fini en vraie tête de turc subissant tous les supplices : noyades, drops de rugby, séjour sous les crocs du chien, caresses au chalumeau, etc.

Bon d'accord, j'en rajoute toujours des tonnes mais je vous promets que Skeletor, Dentos ou Océanor lui ont distribué une dose pléthorique de gros pains dans la gueule.

Donc, j'ai dû me rendre à l'évidence, j'aimais ces monstres à l'encontre de la logique voulue par leurs concepteurs. J'y étais même accro. Et j'en voulais toujours plus. Au point que j'ai dû en dessiner moi-même, de plus en plus (un jour, je ferai peut-être un blog là-dessus). Aujourd'hui encore, j'en gribouille instinctivement comme un chanteur fait ses vocalises.

Ma passion pour la nature s'est développée pour plusieurs raisons impossibles à évoquer ici sans risquer de glisser sur la pente savonneuse des digressions interminables (qui menacent toujours d'envahir ce blog contre notre - votre ? - volonté). Mais l'une d'entre elle découle tout droit de ce besoin de nourrir mon imaginaire de cette diversité d’étrangetés, de surprises. Comprendre que la réalité naturelle peut vous surprendre chaque jour par la richesse de ses formes extravagantes me fascine et me stimule. Je suis accro à la diversité !!
J'ai passé des heures à tenter de la réinventer par le dessin avant de progressivement me rendre compte que tout existait déjà dans la nature. D'aucuns se nourrissent en étudiant les civilisations, les gastronomies, les cultures. Moi, c'est surtout les plantes, les lichens, les bêtes... Et quoi de plus déconcertant et changeant que les arthropodes avec leurs pattes surnuméraires, leur squelette externe cuirassé, leurs antennes, leurs yeux composés... Il sont tellement différents de nous, les humains, que nous en oublierions presque que ce sont aussi des animaux.

C'est un bien malheureux constat que celui-ci mais il semblerait qu'un pan imposant de nos sociétés semble se méfier de la diversité. Cette vieille antienne, rengaine nauséabonde qui voudrait que ce qui est différent de soi est à redouter. Et je crois bien que les insectes sont victimes de préjugés finalement assez analogues à ceux, certes affligeants, qui affectent les homosexuels, ceux qui ne croient pas au même dieu que soi, qui n'y croient pas du tout, ceux qui n'ont pas la même couleur de peau, qui ont un accent bizarre, qui ne pensent pas comme soi, qui aiment le hard rock, qui mangent du camembert au petit déjeuner avec le café, qui courent après des papillons avec leur filet, qui ont toujours un épi dans les cheveux, qui n'ont pas les chaussettes de la même couleur...
Bref, de la belle grosse méga-connerie en béton armé plaqué or 36 carats qui nous pourrit la vie depuis des millénaires.


Je sens que mon propos part en sucette alors je vais conclure.
Mais avant,  je tiens fort logiquement à remercier les concepteurs de ce gros naze bodybuildé pour midinettes qu'est Musclor grâce auquel j'ai été indirectement amené à adorer le monde des monstres miniatures.

Pour l'obligatoire iconographie, je vous ai choisi un opilion (Phalangium opilio) qui n'est pas tout à fait une araignée ("Peut-on faire pire ?!!", crie la foule hostile). Une bestiole déjà moche de loin, alors je vous raconte pas de près : ...

horriblement belle, superbement immonde, carrément SUBLIME !!

Z'y feriez pas un p'tit bisou, non, des fois ?

Guillaume.



 



mardi 21 juillet 2015

L'If anti-cancer.

J'ai appris l'autre jour sur France Inter dans l'émission "la tête au carré" que cette histoire de collecte était toujours d'actualité :
une haie d'if de 50 m permet d'assurer le traitement pour une personne.

Les Belges nous donnent encore une leçon mais ça marche un peu en France : le site.

Et sur le blog : le deuxième article le plus consulté concerne l'If.

Guillaume


samedi 18 juillet 2015

Sur les traces du castor et des odonates (3)

Olivier, un peu las :
"Allez, encore un article que je vais me taper tout seul... Et Guillaume qui est encore aux abonnés absents... Ah, ça, dès que le printemps arrive, y a plus personne... J'te jure... Bon. Hum ! Hum !
Chers lecteurs, aujourd'hui, un nouveau dessin - deux, en fait - tiré de nos aventures ligériennes.
Le premier est simplement une mise en couleur du croquis de la semaine dernière, afin que vous puissiez mieux en cerner l'ambiance.

  

Le second dessin représente un habitant des lieux. Il s'agit d'une demoiselle... Mâle...
Je suis conscient que l'information peut être perturbante, mais laissez-moi dissiper cet apparent paradoxe. Les demoiselles sont...

Guillaume, entrant brusquement dans le bureau de rédaction :
"Houlà, attention, attention, Olivier !  Mon ami, je t'aime bien mais là excuse-moi avec tes histoires de demoiselles mâles, tu compliques tout, tu vas perdre nos chers lecteurs. Laisse faire le pro, ça va devenir trop technique, il va falloir vulgariser.
Tu vas voir comme je vais te faire ça, limpide et concis, comme d'hab, quoi.
Bien. Pour comprendre ce que l'on entend par demoiselle, il faut tout d'abord définir la synecdoque."

Olivier, inquiet :
"Synecdoque ? Mais Guillaume, t'es sûr de toi ? C'est pas un essai sur la rhétorique !"

Guillaume, plus sûr de lui qu'un général :
"La synecdoque, donc, est une figure de rhétorique. C'est une métonymie particulière qui s'appuie sur des rapports quantitatifs. Concrètement, elle consiste à exprimer le tout pour la partie (inclusive, généralisante) ou la partie pour le tout (restrictive, particularisante). L'expression bien connue à travers la France (mention spéciale à la Bretagne, selon les chiffres officiels) "boire un verre" est donc une synecdoque généralisante alors que "20 têtes de bétail" est particularisante.

Odonates est le terme scientifiquement approprié pour ce que l'on nomme généralement les libellules. Ce dernier terme s'applique en fait à un groupe d'odonates. Le commun des mortels use ainsi sans le savoir d'une synecdoque particularisante quant il utilise ce terme.
Ce qu'il ignore encore plus, c'est qu'il s'agit d'une synecdoque restrictive de deuxième degré. En effet, les libellules, vraies donc, constituent un groupe inclus lui-même dans un super groupe appelé "anisoptères".
Les anisoptères se caractérisent par le fait qu'ils étendent leurs ailes bien à plat lorsqu'ils se postent. Vous aurez remarqué au passage que le terme anisoptère s'emploie au masculin. Utiliser à la place le terme de libellule revient donc à user d'une synecdoque transsexualisante andromorphique (puisqu'on passe du genre féminin au masculin).
Enfin, petite particularité sympathique, les libellules vraies, plus rigoureusement nommées Libellulidae font souvent exception à la position des ailes en vigueur décrite ci-avant. Celles-ci sont souvent placées vers l'avant et vers le bas, en oblique et plus vraiment en croix."

Olivier, déconfit :
"Hein ? Mais tu rigoles ? Tu nous parles de synecdoque au carré pour finir par nous dire que les libellules vraies n'ont rien à faire parmi les anisoptères ! Ce qui est faux par dessus le marché ! Elles en font bien partie ! Tu trouves ça clair, toi ? Et ma définition de demoiselle, alors, je vais y avoir droit, à la fin ?"

Guillaume, déstabilisé :
"Oh, bon, dès qu'on élève un peu le niveau dans ce pays, on dirait qu'on va déclencher la chasse aux intellectuels".

Olivier, plié de rire :
"Dis, t'en rajoute pas un peu, non ?"

Guillaume, docte :
"Bon, en fait, anisoptère signifie ailes différentes. Les antérieures n'ont pas la même forme que les postérieures. C'est la vraie particularité de ce groupe qui inclut les libellules vraies."

Olivier, accommodant :
"Bien ! Les anisoptères ont les ailes avant différentes des ailes arrière. Tu vois, quand tu veux ! Et si tu faisais un effort de concision pour nous parler des autres odonates ?"

Guillaume, taquin :
"Tu veux dire que je dois évoquer rapidement le fait que les zygoptères referment souvent leurs ailes en arrière au dessus de leur abdomen, notamment parce qu'il existe là aussi des exceptions ?".

Olivier, suspicieux :
"Oui, c'est ça."

Guillaume, super-taquin :
"Pas la peine de préciser, donc, que l'exception concerne les lestes (lestidae) qui ont souvent les ailes placées en arrière mais écartées obliquement et non pas collées l'une contre l'autre, à l'opposé de la position particulière des libellules vraies ?"

Olivier, pas dupe :
"Voilà."

Guillaume, outrecuidant (cherchant la gifle ?) :
"J'imagine que je peux laisser tomber la rhétorique et passer sous silence le fait que le terme "demoiselles" est une synecdoque particularisante de premier degré quand il est utilisé pour parler des odonates puisqu'il ne concerne qu'une partie des zygoptères ?"

Olivier, bourrant le tromblon de ferraille et de clous rouillés :
"C'est ça, ouais, fous-toi de ma gueule..."

Guillaume, à reculons, mains en l'air :
"Faut-il laisser tomber le fait que les zygoptères comprennent plusieurs groupes d'odonates généralement petits, dont les agrions, les lestes, les pennipattes et donc les demoiselles ?"

Olivier, logeant le fût du canon dans la narine de son compère :
"Crache le morceau."

Guillaume, se rendant à l'évidence, pressé :
"Je sens bien que je n'ai pas le choix. Bien. Les zygoptères se caractérisent par le fait que les ailes antérieures sont identiques aux ailes postérieures. T'es content, là ?"

Olivier, large sourire satisfait, tromblon sur l'épaule :
"Je termine, tu permets ?"

Guillaume, résigné :
"Je t'en prie."

Olivier :
"Tu es trop aimable ! 
Pour les curieux, le zygoptère ci-dessous, croqué au bord de la Loire est une demoiselle appelée Calopteryx splendens. On devine que c'est un mâle à sa belle couleur bleu métallisé."

Guillaume, avec un petit rire maniaque par dessus l'épaule d'Olivier :
"Sinon, mon boucher qui a un cheveu sur la langue, quand il me propose son "zigot d'agneau", j'ai l'impression qu'il me parle de demoiselles."


Olivier :
"DEHORS !!! Ah mais c'est pas vrai ! Faut le faire soigner !"



Guillaume et Olivier.