lundi 18 août 2014

Les fovéoles ? Oui ! Avec du lard et de la tomate ! Quoique...


Aahhh, les fovéoles ! Je sais pas pour vous, mais moi, ça me fait penser à une cocotte de fayots au lard et à la tomate.
Et les fayots au lard et à la tomate, c'est le genre de plat que j'adore cuisiner. Oui, je sais, vous pensez à une plâtrée plombée comme une enclume ou au déclenchement de mouvements telluriques titanesques dans votre conduit digestif. Boah ! Les clichés !
C'est parce que vous z'en avez pas goûté des bons depuis des lustres. Certes, c'est largement roboratif, parfait pour le mois de novembre de l'été actuel. Mais quand on met tout son cœur dans la préparation, ça surprend les plus blasés. Et quand vos gosses qui vous ont cassé les pieds toute la semaine pour manger trois haricots verts et une blette (le meilleur avec ce légume, c'est la sauce, faut le dire ! Je les comprends un peu. Mais avec du cœur, je devrais...),  vous décochent spontanément un grand "Mmmhhh ! Popa, chont bons tes haricots !". Je vous jure, ça touche. La larme perle. Genou à terre. Recueillement.
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Je ne sais pas si le fait de vous donner la recette vous sera utile car ce qu'il faut mettre en œuvre pour la réussir ne s'écrit pas en ces termes. Application, patience, amour.

Évidemment, il faut aussi de bons produits, sains et de saison.
Haricots à écosser (voire secs). Aucune idée de la quantité nécessaire. Séance mathématique : à la fin, faut avoir un volume de haricots qui rentre dans une sphère de 12 cm de diamètre, au moins. Un producteur de légumes digne de ce nom saura vous aider.
1 kg de tomates fraîches (ou conserves au naturel maison selon la saison) type olivettes.
2 ou 3 gros oignons jaunes.
Céleri branche selon la saison.
2 tranches de lard ou de poitrine de 1 cm d'épaisseur.
Gousses d'ail, beaucoup voire plus selon les goûts.
Thym, sauge, romarin.
Bicarbonate de soude.
Sel, poivre.


Quelques jours avant, invitez vos meilleurs amis.

Quelques heures avant, ouvrez une bouteille de vin rouge du sud-ouest un peu assouplie (pas trop cher : un Cahors un peu vieux).

Pour la technique, de l'ultra-basique et feu doux, tout le temps ! Voici :
écosser les haricots. Avec les petits, c'est rigolo (surtout pour eux) mais faut presque le faire dans la baignoire si on veut pas passer la soirée à en récupérer partout sous les meubles.
Couper les oignons comme vous voulez et le céleri branche en rondelles. Tranchez les tomates en deux, épépinez avec l'index. C'est important pour ôter un peu d'acidité et un peu d'eau, pour avoir une sauce plus concentrée.
Sortez votre cocotte en fonte fétiche de votre cuisine. Oui, la magique, celle que vous êtes le seul à avoir pu soulever après le roi Arthur. D'ailleurs, vous seul comprenez comment on peut cuisiner dedans. Un outil important, en effet mais si vous n'en avez pas, vous pouvez compenser avec une double dose d'amour.
Faites y fondre deux belles cuillères à soupe de graisse de canard. Et si. Ah et puis zut, hein ! Chuis du sud-ouest ! Balancez-y en souplesse d'un geste parabolique les oignons et le céleri. Puis une minute après, le lard ou la poitrine. A feu doux, laisser colorer.
Quand c'est le cas, ajoutez quelques feuilles de sauge, un brin de romarin, un peu de thym. Cuire encore pour caraméliser les tranches de lard. Faut donc bien surveiller et retourner doucement de temps en temps !
Quand la couenne du lard est brune et brillante, un peu croustillante, déglacez en jetant les tomates dans le feu avec l'ail (gousses écrasées). Leur eau va interrompre la cuisson et liquéfier les sucs dans le fond. Puis ajouter les haricots. Verser de l'eau afin de recouvrir tout juste les haricots. Saler au gros sel (deux cuillères à café environ mais si vous avez peur une seule et vous rectifierez plus tard). Ajouter une bonne pincée de bicarbonate de soude (c'est pour casser le deuxième cliché). Couvrir et laisser cuire à feu doux une bonne demi-heure.
Puis ôtez, le couvercle et goûtez. Rectifiez l'assaisonnement par petites touches jusqu'à ce qu'il soit presque parfait mais pas complètement car la fin de la cuisson va se faire sans couvercle pour que l'eau s'évapore. La sauce va donc se concentrer. Poivrez plutôt copieusement.

Laissez cuire encore le temps nécessaire pour que les haricots soient fondants (faut goûter). Surveillez. Si vous sentez que cela risque d’accrocher, remettez deux cuillères à soupe d'eau. Mais il faut qu'à la fin, la sauce se soit un peu épaissie. Ni collante et épaisse, ni liquide : onctueuse. Vérifiez une dernière fois, l'assaisonnement.

Partagez le plaisir.

Bon sinon, les fovéoles, c'est pas du tout ça, en réalité.
Si par hasard, certains d'entre vous venaient à passer par chez moi goûter des fayots, pensez à vérifier que j'ai pas confondu avec les fovéoles. Parce que c'est un organe de criquets. C'est plein de protéines mais tout de même...  J'ai beau avoir le nez enfoncé jusqu'au cou dans le monde des criquets, en ce moment et être un peu étourdi, tout le temps, vous vous fâcheriez.

Le dessin ci-dessous devrait vous aider à savoir de quoi il s'agit. Une cocotte de fovéoles au premier qui trouve ?

Guillaume.




jeudi 10 juillet 2014

Grande Berce : l'intégrale tome 1

Oubliez les polars de l'été au kilomètre, les sagas romantiques à la guimauve industrielle, les mots croisés sur-addictogènes.
Cet été, vous allez lire la somme définitive, le pensum ultime, l'incontournable encyclopédie foutraque et rigoureusement incomplète, résolument déstructurée en 5 chapitres désopilants et quasi-incompréhensibles sur la grande Berce. A lire ici en commençant par le début (subtil, n'est-ce pas ?).

Oh et puis relisez tout le blog tant que vous y êtes ! Y a de quoi faire, croyez-moi ! Des nuits et des nuits pour presque un centaine d'articles et de crobards...

M'enfin et surtout, n'oubliez pas d'aller regarder les Berces. La floraison, c'est maintenant.

De mon côté, ce qui va m'occuper d'ici peu, c'est ce genre de bête.


Encore un truc qui aime les hautes herbes... Indécrottable ?

Oui, je sais. Où est le problème ?

Guillaume




mardi 3 juin 2014

Une histoire de choix...


Alimenter un blog de nouveaux articles au printemps n'est pas chose facile pour un passionné de nature.
Le choix se résume à ces deux propositions :
- parler de la nature, partager sa fascination,
- la vivre, la savourer (avant qu'il ne soit trop tard !).

En réalité, aucune des deux ne fonctionne, à mon avis, sans l'autre. Il faut connaître la nature pour en parler et à quoi bon profiter de ses merveilles si l'on ne fait rien pour la préserver. Ce serait un peu égoïste. Après moi, le déluge, hein ?
Un bon repas n'est-il pas meilleur quand on accueille ses amis à table ?

S'il s'avère que votre métier vous amène à vous concentrer sur la première proposition, vous passez légitimement votre temps libre à la deuxième.
Vous avez pigé ou il faut que je fasse un dessin ?
Allez, c'est bien parce que c'est vous.

Bon, pour reprendre les débats là où on les avais laissés, je vous laisse cette petite aquarelle de Triton crêté (Triturus cristatus).
Il est encore possible d'admirer ce géant (parfois plus de 15 cm !) dans les mares autour de chez vous.

Guillaume.



samedi 1 mars 2014

Et pour quelques tritons de plus...

Oh ! Un vieux dessin potable non utilisé ! Ah ! Mais c'est un Triton palmé (Lissotriton helveticus) ! Eh ! Mais c'est le thème du moment ! Quelle coïncidence...

Un mâle (à la queue mucronée).

lundi 24 février 2014

Les tritons, c'est maintenant !

Aussi méconnus que fascinants, fantasmagoriques, l'imaginaire les transfigure en créatures lointaines et gigantesques. Mais quand les dragons miniatures sont déposés, chétifs et intimidés, dans le creux de la main, l’attendrissement, l'émotion et la magie désarment les plus endurcis. Symboles d'une humanité surpuissante face à une nature fragile.


La palme de la trognonitude (Mais si, voyons ! La trop mignonitude !!) revient au couple suivant :
- Triton palmé (Lissotriton helveticus),
- Triton ponctué (Lissotriton vulgaris).

Mesurant le plus souvent moins de 10 cm de long, ces deux espèces sidèrent par leur si petite taille qui les rend finalement adorables. Si un œil averti distinguera rapidement les mâles, les femelles sont plus difficiles à différencier. Il y a les critères habituels de coloration faciles à trouver un peu partout : les tâches sous le ventre et la gorge varient beaucoup allant de ponctuations nettes à des décolorations.

Vous pouvez préférer la présence de 2 tubercules orange clair au revers des pattes postérieures. Ils sont petits (une loupe peut être utile) mais quand on les a vus une fois, on les revoit facilement. Leur présence caractérise avec efficacité les femelles de Triton palmé. Leur absence (ou un seul tubercule peu marqué et pas vraiment coloré) et c'est la femelle de Triton ponctué.



Ces bêtes sont déjà parties à l'assaut des mares avec l'hiver très doux et pluvieux que nous connaissons cette année. L'idéal pour les voir est une excursion nocturne.

A la rencontre des dragons, de nuit, ça, c'est l'aventure !

Guillaume

PS : si cela peut servir, sachez que cette image est libre de droits.



dimanche 26 janvier 2014

Le Lierre à la place du Thuya.

Pour ceux qui n'auraient pas encore vu la poilante illustration de mon cher ami Olivier ou pour ceux qui nous prendraient pour de joyeux fantaisistes quant à la véracité du potentiel du Lierre en tant que remplaçant de meilleure tenue que le Thuya, voici quelques photos pour tenter, encore une fois, de vous convaincre, de la haute utilité des plantes locales. Aussi bonnes pour la Nature que pour nous. Commençons par celle-ci, d'autres suivront.



Voici donc ci-dessus une superbe haie de Lierre au feuillage tout aussi persistant et sempervirent en hiver que son concurrent nord-américain. Sauf que le Lierre est une plante sauvage locale autrement plus bénéfique pour la faune sauvage depuis bien des siècles.

Et je m'empresse de préciser que, malgré ses talents, que je jalouse, à la palette graphique, notre cher Olivier est encore incapable de nous pondre une peinture aussi réaliste. Il s'agit bien d'une photo...

Guillaume.

vendredi 3 janvier 2014

Mémento du parfait sadique

Elle a abandonné sa faux, les dégâts étaient dérisoires...



"Aujourd'hui, c'est Black Bill qui vous parle. Je vis de l'autre côté. Je ne me fous pas de la Nature. Non...

Je la crains. Je m'en méfie plus que tout. Elle est mauvaise. Et je m'applique à lui nuire. Je le fais consciencieusement. Avec application, ruse et minutie. Sans morale.
Vous voulez en savoir plus... Je vous intrigue ?
Il est certain que les deux pauvres naïfs habituels de ce blog ne vous ont pas habitués à ce genre de ton.
Laissez moi vous dire comment je procède.

D'abord, j'ai l'embarras du choix. Des linéaires de berges, de routes, des milliers et des milliers d'hectares cumulés d'espaces verts à n'en plus finir. Je trouve partout matière à nuire. Mon matériau, c'est un sol, enherbé de préférence car dans ce cas,  j'ai l'écosystème de base, des plantes à même d'attirer de la vie.


Et si par chance, il s'agit d'espèces sauvages locales, non issues de croisements, de sélection, de pépinières, de jardinerie ou d'une autre région, d'un autre continent, c'est encore mieux. L'assurance de tuer encore plus d'insectes et d'animaux en tous genres.

Je vais prendre en exemple les bas-côtés d'une piste cyclable, le long d'un canal. Le massacre que j'y ai perpétré cette année a dû approcher la perfection de très près.

D'abord, je patiente. Je me montre opiniâtre. Je brûle d'envie de tout broyer mais je résiste car je sais que la destruction n'en sera que plus massive si je sais repousser un peu l'échéance. J'observe. Puis je feins la douleur. Non... Je me contrains ! Je me force, dans la douleur des convulsions internes de mon dégoût, à singer l’émerveillement de ces naturalistes nuisibles et naïfs.
La vie se montre prudente au début. Au plus, quelques fleurs téméraires, isolées et puis quelques tapis, denses parfois. Mais c'est encore trop ras. Il fait encore un peu frais. Les bestioles hésitent encore, pour la plupart. Mais plus les plantes poussent, plus les insectes abondent. Et bientôt, l’éruption finale a lieu. Tous les boutons de toutes les ramifications éclatent. Le goût le plus vulgaire s’étale et s’exhibe sans la moindre pudeur. Couleurs criardes, parfums grossiers. Les fleurs sont là, en masse, au somment d'un enchevêtrement portant au sol une ombre malsaine et fourbe, une pénombre plutôt, avec son lot de perfides mystères. La vermine y fourmille, sournoisement tapie. Et prendre un peu de hauteur est inutile. Les insectes que j'avais cru nombreux affluent de tous côtés. Des nuées de créatures volantes s'abattent sur les ombelles putassières. Une infâme orgie se prépare sur les capitules. Et va-z-y que l'on copule. On s'occit sauvagement dans chaque touffe. Et va-z-y que l'on se bouffe.
Ça grouille, ça suce, ça ronge, ça pique, ça mord, ça chie ! Argh ! C'est affreux ! Je me supplicie à m'imposer pareille endurance. Scènes obscènes au sommet des calices. Je bois le mien jusqu'à la lie.

Et c'est là. Oui, Mesdames et Messieurs, c'est là que je tranche. Tout bien net, tout bien propre, tout bien ras. Nous sommes à la fin du mois de mai. J'ai patiemment attendu que l'écosystème se structure, s'enrichisse, se complexifie. Je lui ai fait croire que le risque de la tondeuse était passé. Si j'étais passé plus tôt et plus souvent, je n'aurais tué qu'une poignée de chenilles maigrelettes issues des rares papillons ou diverses larves minuscules à peine sorties de cocons protecteurs ayant réchappé à l'hiver. En gros, les aventureux téméraires en nombre restreint qui courent le risque de se lancer avant tous les autres.
Alors qu'après le 15 mai, tous se sont résolus à engendrer, procréer, grandir, grossir. Le gros des troupes est présent. C'est une victoire totale. Ou quasi totale. Car mon passage a détruit 90% de cette ville engeance. Mais les 10% de rescapés peuvent encore profiter des beaux jours pour forniquer, se multiplier et croître à nouveau.
J'applique donc la même méthode : je laisse un peu de temps aux futurs condamnés afin qu'ils gaspillent leurs ultimes forces et réserves. Début juillet, je décapite pour la seconde fois : moisson encore acceptable.
Je procède ensuite à quelques broyages supplémentaires histoire d'être certain que toute la biodiversité aura bien été anéantie. Je reconnais que je pourrais me passer des deux derniers passages en octobre et novembre qui n'ont qu'un effet limité rapporté aux coûts supplémentaires engendrés. Mais je suis besogneux et ne veut laisser la moindre chance à la nature."

Si j'ai laissé parler un double maléfique et (très) imaginaire, c'est pour décrire une situation absolument véridique qui m'a révolté. Et pour évacuer mon exaspération.

Les passages ont été effectués aux dates indiquées à quelques jours près. Comme on le voit sur les photos prises le 16 mai avant le premier passage, il existe un chemin goudronné que l'on peut utiliser dont les bords sont entretenus régulièrement, eux. Cela suffit largement au cheminement et permet d'observer une nature plutôt riche sur les ombellifères et les renoncules. D'autant que ce n'est pas un lieu où l'on s'arrête pour pique-niquer ou s'asseoir. Il y a un lieu prévu à cet effet un peu plus loin, entretenu plus régulièrement, ce qui est logique. Tout au plus aurait-on pu passer plus souvent afin de dégager la périphérie immédiate d'un banc (présent dans la zone des photos) que l'herbe avait un peu envahi.

Mais pour le reste (photos des hautes herbes en fleur), si l'objectif était de tondre régulièrement (ce qui n'a donc pas d'intérêt à l'exception compréhensible de la zone du banc et des abords immédiats du chemin), pourquoi attendre que l'herbe ait monté si haut avec un écosystème riche à la clé ? Et pourquoi passer encore en octobre et en novembre pour tondre de l'herbe qui atteint 10 cm de haut et ne peut gagner que 2 ou 3 cm durant l'hiver (et encore, est-ce que je n'exagère pas ?). C'est vous qui payez avec vos impôts le coût de ces passages totalement inutiles et absurdes, quel que soit le point de vue ou l'objectif, pensez-y !

Évidemment, je ne pense pas que ceux qui entretiennent ou font entretenir ces espaces le font avec des intentions maléfiques, encore heureux ! Mais cet exemple de gaspillage de l'argent public qui en outre, détruit la nature, représente la norme actuelle de ce qui se fait en routine sur nos espaces verts. En toute indifférence et ignorance.

Maintenant, vous savez.

Guillaume




D'autres vues de ce que l'on pourrait laisser pousser (et ne faucher qu'une fois par an).





C'est vraiment si moche que ça ?




D'autres articles sur ce thème :
Les herbes hautes et la fauche annuelle unique.
Ne pas tondre tout son jardin.
1- Laissons pousser quelques fleurs sauvages - Elles ne vont pas nous agresser...
2- Laissons pousser quelques fleurs sauvages - Nous aurons peut-être des orchidées.
3- Laissons pousser quelques fleurs sauvages - Au moins pour les abeilles...
4- Laissons pousser quelques fleurs sauvages - Le long des routes.
5- Laissons pousser quelques fleurs sauvages - Mais en hiver, ça donne quoi ?

lundi 18 novembre 2013

Fantaisies anatomiques - 4

Guillaume : "Dessiner un truc ressemblant procure un certain plaisir mais demande aussi une concentration susceptible de fatiguer un peu. Ah, quelle vie difficile que la nôtre, dessinateurs du dimanche !
Bref, se laisser aller à dessiner tout simplement ce qui vient, ça détend. Dans mon cas, ce qui sort instinctivement et naturellement de mon crayon n'est que rarement de ce monde.
Du coup, impossible de pratiquer mon activité favorite : mettre un nom sur des êtres vivants. Les clés d'identification habituelles ne fonctionnent pas... Déjà que parfois, c'est pas facile avec les clés ! Et encore faut-il qu'elles existent... D'ailleurs, j'en profite pour interpeller (Hé ! Ho ! On peut rêver, non ?) les vénérés hommes politiques qui dirigent notre pays depuis des décennies avec une infinie sagesse bienveillante et un désintérêt personnel exemplaire : "c'est quand vous voulez pour investir dans la mise à disposition d'outils de détermination naturaliste. Il existe une Fédération Française des Sociétés de Sciences Naturelles qui se charge d'éditer des ouvrages sur la faune de France. Pourquoi ne pas lui donner un gros coup de pouce ? Il y a des tonnes de tomes qui attendent d'être réactualisés, des hordes (peut-être pas, tout de même...) de spécialistes qu'on pourrait aider à terminer leurs recherches, leurs ouvrages. On pourrait aussi faire en sorte de rendre les prix des tomes publiés plus accessibles.
On parle là de toutes les bestioles ignorées, méprisées, confondues : punaises, syrphes, coléoptères xylophages, hyménoptères solitaires, etc. Et je vous passe les noms des sous-ordres, familles, tribus...
Mais le gros avantage, c'est qu'ensuite, de nombreux passionnés feraient le travail gratuitement ainsi équipés d'outils idoines !"

Olivier : "Hé, Guillaume, tu t'es endormi sur ton clavier d'ordinateur ! T'as la trace sur la joue. Je savais pas que tu parlais en dormant ! En tous cas, t'as bien déliré ! Waouw, t'es allé imaginer de ces trucs, carrément invraisemblables !"

Guillaume : "Ah, bon ? Mince. Il est trop tard, je vais encore être décalqué demain matin ! Je voulais juste mettre en ligne quelques vieux dessins pour le blog. Tu sais, la série "Fantaisies anatomiques" pour laquelle on demande aux lecteurs de nommer des bêtes imaginaires. Là, j'ai de quoi illustrer un thème aquatique."

Olivier : "Va-z-y ! Balance, ça tombe bien. Je suis un peu à la bourre sur les croquis des prochains articles. Comme toi d'ailleurs !"


Guillaume : "OK, chers lecteurs, à vous de jouer, donc ! De 1 à 3 points par réponse, selon la note scientifico-artistico-poétique que nous attribuerons en toute impartialité.
Vous pouvez répondre dans les commentaires ou par mail (cliquez sur la boite au lettres de notre page d’accueil)."


Ici, j'ai tenté le coup mais c'est p't-être pas très convaincant.





Plus de créatures et encore plus de points à gagner, ici :
Fantaisies anatomiques - 1
Fantaisies anatomiques - 2
Fantaisies anatomiques - 3