Affichage des articles dont le libellé est croquis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est croquis. Afficher tous les articles

mercredi 16 décembre 2015

J'ai toujours préféré les monstres... bonus 2


Pour une fois, je vais me faire l'avocat du diable. Histoire de ne pas passer pour le mec qui ne pond que des panégyriques des espèces sauvages. Au bout d'un moment, ça n'est plus crédible.

Donc.
S'il y a bien deux groupes d'insectes qui ont la faveur du public ce sont les papillons et les libellules.
Pour les premiers, la décoration, tantôt exubérante style rococo décadent, tantôt d'un minimalisme digne de l'avant-garde la plus "in", occupe tant de place qu'elle occulte les 6 pattes, la longue trompe, les yeux à facettes, les poils partout, etc.
Pour les secondes, la silhouette s'est tellement allongée qu'on a l'impression de voir voler des mannequins, certes rachitiques à faire peur (mais le bourrage de crâne nous a convaincus (soumis ?) que c'était le beau du moment), parées de combinaisons moulantes à paillettes en vogue lors des soirées disco seventies. Ne manquent que les cols pelle à tarte et les pattes d'eph'.

Je fais ce que je peux pour relativiser la beauté de ces nymphes ailées mais je sens bien, là, que vous ne marchez pas. Et que ma prose fine comme une côte de bœuf charolais ne saurait vous convaincre que ces insectes sont les exceptions qui confirment la règle.

OK. D'accord. Vous l'aurez cherché... Alors voilà à quoi ressemble la tronche d'une libellule en gros plan.
Le Bisou ! Le Bisou ! Le Bisou ! Le Bisou ! Le Bisou ! ...







Guillaume

PS: il s'agit d'une tête de Sympecma fusca ou Leste brun, une espèce qui a la particularité d'hiberner en hiver.

mercredi 25 novembre 2015

J'ai toujours préféré les monstres... bonus 1



Z'aviez pas eu le dessin habituel, la dernière fois. Ça vous a pas trop embêté, non, hein, des fois ? Mais dites moi si je dérange ! J'te jure... Faut que je râle à votre place ! Pfff ! Je fais tout le boulot !

Bon alors voilà. Un tout frais, tout neuf mais faudra pas vous plaindre s'il y a des traces de l'esquisse au crayon, si une erreur de raccourci de la patte avant droite accroche l’œil. Je l'ai quand même fait exprès pour vous. C'est pas un vieux crobard de derrière les fagots recyclé pour l'occasion. Alors en effet, je me suis contenté d'à peine plus que le premier jet sans chercher à retoucher.
C'est un peu comme les premières études que l'on fait pour se dérouiller les mains en vue du grand œuvre. Sauf que de grand œuvre, il ne sera pas question par manque de talent (mon cher Charlie, spéciale pour toi !) et de feu sacré. Oooh ! Mais c'est trop nul !!! Quel manque d'ambition !
Et oui, c'est comme ça.

Sinon, j'ai un faible pour cette charmante micro abomination. Avec ses deux petits yeux de jade empreints d'une touchante innocence et son si petit corps, tout rond, Leiobunum rotundum fait chavirer mon cœur à l'instar d'un philtre d'amour composé d'ingrédients improbables subtilement dosés. Par un contraste radical, les éléments les plus repoussants projettent en avant ce regard fragile et émouvant.

Un peu comme ma fille et son doudou : baveux, puant et plein de microbes pathogènes de la plus haute virulence. Mais quand elle le tient dans ses dents, je ne résiste pas au câlin.

Guillaume.




dimanche 1 novembre 2015

J'ai toujours préféré les monstres...



J'ai toujours préféré les monstres.
Gamin, mon cerveau se ramollissait devant des dessins animés navrants de bêtise et de niaiserie.

Vous vous souvenez de la série de dessins animés "les Maîtres de l'Univers" et notamment de son héros Musclor ? Non ? Alors, imaginez l'une des fillettes des triplés (la BD) soumise aux tests atroces d'un savant aussi détraqué que plénipotentiaire. Empalée sur des seringues géantes de stéroïdes et d'anabolisants pour cétacés, la masse musculaire de la pauvrette aurait fini par se boursouffler en tous sens et dans la plus grande anarchie au point de produire des muscles énormes encore inconnus des chercheurs en anatomie. Si, si, j'ai vérifié, j'avais la figurine. J'étais abruti jusqu'au bout.
Seul vestige de sa candeur passée, le carré court impeccable et mignon tout plein avec sa frange de première communion.
Bref, le héros tartignole le plus grotesque qui soit. Et pour enfoncer le pieu, on l'avait doté d'une épée magique absolument irrésistible qui permettait à des pseudo scénaristes indignes de piétiner méticuleusement toute ébauche d'intrigue, si mince soit elle.

Je ne vous parle même pas des méchants, crétins comme des manches à balais, vaniteux, et surtout, ne doutant de rien ni personne malgré une infinie succession d'échec cuisants enchaînée à un rythme proche de l'idéal stakhanoviste.
Quoique, si, je vous en parle. Parce qu'ils avaient pour eux quelques atouts. Leur diversité de formes et de visages, leur incongruité subtilement dosée, leur laideur fascinante et désuète. En dépit d'un style "plus kitsch, tu meurs" grand guignolesque, un attrait naissait de cette galerie de tronches, impayables sources d'originalité, de fraîcheur et de renouveau. Sans quoi, la routine et l'ennui aurait fini par l'emporter.
Finalement, j'ai fini par préférer les figurines de ces monstres au point que Musclor a fini en vraie tête de turc subissant tous les supplices : noyades, drops de rugby, séjour sous les crocs du chien, caresses au chalumeau, etc.

Bon d'accord, j'en rajoute toujours des tonnes mais je vous promets que Skeletor, Dentos ou Océanor lui ont distribué une dose pléthorique de gros pains dans la gueule.

Donc, j'ai dû me rendre à l'évidence, j'aimais ces monstres à l'encontre de la logique voulue par leurs concepteurs. J'y étais même accro. Et j'en voulais toujours plus. Au point que j'ai dû en dessiner moi-même, de plus en plus (un jour, je ferai peut-être un blog là-dessus). Aujourd'hui encore, j'en gribouille instinctivement comme un chanteur fait ses vocalises.

Ma passion pour la nature s'est développée pour plusieurs raisons impossibles à évoquer ici sans risquer de glisser sur la pente savonneuse des digressions interminables (qui menacent toujours d'envahir ce blog contre notre - votre ? - volonté). Mais l'une d'entre elle découle tout droit de ce besoin de nourrir mon imaginaire de cette diversité d’étrangetés, de surprises. Comprendre que la réalité naturelle peut vous surprendre chaque jour par la richesse de ses formes extravagantes me fascine et me stimule. Je suis accro à la diversité !!
J'ai passé des heures à tenter de la réinventer par le dessin avant de progressivement me rendre compte que tout existait déjà dans la nature. D'aucuns se nourrissent en étudiant les civilisations, les gastronomies, les cultures. Moi, c'est surtout les plantes, les lichens, les bêtes... Et quoi de plus déconcertant et changeant que les arthropodes avec leurs pattes surnuméraires, leur squelette externe cuirassé, leurs antennes, leurs yeux composés... Il sont tellement différents de nous, les humains, que nous en oublierions presque que ce sont aussi des animaux.

C'est un bien malheureux constat que celui-ci mais il semblerait qu'un pan imposant de nos sociétés semble se méfier de la diversité. Cette vieille antienne, rengaine nauséabonde qui voudrait que ce qui est différent de soi est à redouter. Et je crois bien que les insectes sont victimes de préjugés finalement assez analogues à ceux, certes affligeants, qui affectent les homosexuels, ceux qui ne croient pas au même dieu que soi, qui n'y croient pas du tout, ceux qui n'ont pas la même couleur de peau, qui ont un accent bizarre, qui ne pensent pas comme soi, qui aiment le hard rock, qui mangent du camembert au petit déjeuner avec le café, qui courent après des papillons avec leur filet, qui ont toujours un épi dans les cheveux, qui n'ont pas les chaussettes de la même couleur...
Bref, de la belle grosse méga-connerie en béton armé plaqué or 36 carats qui nous pourrit la vie depuis des millénaires.


Je sens que mon propos part en sucette alors je vais conclure.
Mais avant,  je tiens fort logiquement à remercier les concepteurs de ce gros naze bodybuildé pour midinettes qu'est Musclor grâce auquel j'ai été indirectement amené à adorer le monde des monstres miniatures.

Pour l'obligatoire iconographie, je vous ai choisi un opilion (Phalangium opilio) qui n'est pas tout à fait une araignée ("Peut-on faire pire ?!!", crie la foule hostile). Une bestiole déjà moche de loin, alors je vous raconte pas de près : ...

horriblement belle, superbement immonde, carrément SUBLIME !!

Z'y feriez pas un p'tit bisou, non, des fois ?

Guillaume.



 



samedi 28 mars 2015

Les choses vraies - épisode 8

Les fidèles lecteurs de ce blog reconnaîtront peut-être le titre de cette série à suspense qui relatait mes aventures en Espagne sur les traces du loup et de l'ours. Pour mémoire, un lien vers l'épisode 1.

En fouillant mes carnets de croquis récemment, j'ai retrouvé quelques dessins datant de cette odyssée. Là encore, ce sont des instantanés de moments simples mais de grande valeur pour moi : des repas entre amis, des observations complices... Des choses vraies encore une fois...

Souvenez-vous, à la fin de l'épisode 7, nous baignions dans l'euphorie, les oreilles résonnant encore des hurlements poussés par la meute (celle des loups, pas la nôtre).
Dès l'aube suivante, nous sommes retournés sur le site. Bien sûr, l'animal ne nous avait pas attendus, mais le lever du soleil qui s'est joué devant nos yeux ensommeillés a malgré tout constitué une magnifique récompense pour nos efforts. Seuls quelques ongulés traînaient encore sur le site.


C'était le dernier jour de notre voyage, mais nous n'étions pas mélancoliques.



Pour clore cette série espagnole, voici quelques images souvenirs mises en couleurs.
- La troupe des naturalistes vissés à leurs lunettes.



- Un vieil arbre qui m'a séduit lors d'une balade, sur fond de parc éolien.



- Le barbecue municipal de Sesnàndez de Tàbara où nous avons savouré des grillades arrosées d'un bon vin.



Depuis lors, j'ai fait quelques autres balades dont les dessins suivront un de ces jours. Stay tuned !  :)

Olivier

jeudi 5 février 2015

Croquis'toire - Renard (épisode 6)

Episode 1 : le crayonné
Episode 2 : les premières touches de couleur
Episode 3 : les détails
Episode 4 : le décor
Epidode 5 : l'ajout de la végétation

Eh bien voilà. Le renard assoupi est pratiquement achevé. Il ne nous reste qu'à zébrer son pelage avec quelques ombres afin d'ajouter un peu de réalisme.















Partie 6 : l'ajout des ombres



















Deux petites étapes pour conclure. L'effacement du trait de crayon initial et l'ajout d'une signature discrète dans un coin.





















Merci d'avoir suivi cette série !

  Olivier

mercredi 28 janvier 2015

Croquis'toire - Renard (épisode 5)


Episode 1 : le crayonné
Episode 2 : les premières touches de couleur
Episode 3 : les détails
Episode 4 : le décor

Nous retrouvons aujourd'hui notre renard endormi. Comme indiqué précédemment, l'étape du jour consiste à ajouter quelques branchettes par-ci, par-là pour formaliser le décor.
















Oui, heu... hem-hem, passons au résultat. Vite.

Partie 5 : l'ajout de la végétation



















Là encore, les branches sont volontairement floutées, afin de produire un effet de profondeur de champ.

A la semaine prochaine, pour un autre épisode !

  Olivier

dimanche 18 janvier 2015

Croquis'toire - Renard (épisode 4)

Après une courte mais nécessaire interruption de la série par l'actualité du vrai monde, nous reprenons aujourd'hui notre feuilleton "Dessine-moi un renard..."


Episode 1 : le crayonné
Episode 2 : les premières touches de couleur
Episode 3 : les détails

Voici venu le temps de placer le renard dans son environnement. Quelques touches de vert foncé ou clair. Un peu de flou pour donner un effet de profondeur de champ.


















Ce qui donne ce résultat.

Partie 4 : le décor



















Au prochain épisode, nous préciserons un peu les détails du décor.

  Olivier

lundi 5 janvier 2015

Croquis'toire - Renard (épisode 3)

Pour les visiteurs qui découvrent cette série, je me suis proposé voici quelques jours de raconter l'histoire d'un dessin étapes par étapes.

Un petit rappel des épisodes précédents :
- Le crayonné
- Les premières couleurs

Pour cette nouvelle étape, il s'agit de dessiner les poils.


















Oui, c'est vrai que ça prend un peu plus de temps que les étapes précédentes.

Pour la technique, notez qu'il y a plusieurs couleurs : du foncé sur le fond clair, et du clair sur le fond foncé. Mais il y a aussi du clair dans le clair, et du foncé dans le foncé. Vous me suivez ? Parce que là, je me demande si je suis bien clair...

Et voici le résultat final.

Partie 3 : les détails :


















A suivre. Et bien sûr, bonne année à tous !

  Olivier

lundi 29 décembre 2014

Croquis'toire - Renard (épisode 2)

Vous l'attendiez (ou pas, d'ailleurs...) : voici la suite du renard esquissé dans l'article de la semaine dernière.

Partie 2 : les premières touches de couleur


















Là encore, rien de très compliqué, me direz-vous. Ce sont juste deux ou trois coups de pinceau destinés à donner du relief (notez la partie plus sombre à l'arrière de la bête).



















A tantôt pour la suite !

  Olivier

dimanche 21 décembre 2014

Croquis'toire - Renard (épisode 1)

Aujourd'hui, je vous propose de vous raconter l'histoire d'un nouveau dessin.

Tout a commencé quand j'ai découvert le nouveau fond d'écran de mon copain Bruno, que j'ai trouvé très beau :





















Aussitôt dit, aussitôt fait (car Bruno est un homme aimable et généreux) : le mail et la photo qui l'accompagne arrivent promptement dans ma boite aux lettres, et je m'empresse de saisir ma tablette graphique.

Voici donc le premier épisode du dessin. Un dessin que vous allez voir apparaître au fil du temps parce que j'aime bien faire durer le suspense.

Partie 1 : le crayonné :


















Alors c'est vrai, c'est plutôt léger. D'aucuns pourraient même déclarer que je ne me suis pas foulé. Mais armez-vous de patience. La suite arrive... bientôt.


  Olivier

lundi 18 août 2014

Les fovéoles ? Oui ! Avec du lard et de la tomate ! Quoique...


Aahhh, les fovéoles ! Je sais pas pour vous, mais moi, ça me fait penser à une cocotte de fayots au lard et à la tomate.
Et les fayots au lard et à la tomate, c'est le genre de plat que j'adore cuisiner. Oui, je sais, vous pensez à une plâtrée plombée comme une enclume ou au déclenchement de mouvements telluriques titanesques dans votre conduit digestif. Boah ! Les clichés !
C'est parce que vous z'en avez pas goûté des bons depuis des lustres. Certes, c'est largement roboratif, parfait pour le mois de novembre de l'été actuel. Mais quand on met tout son cœur dans la préparation, ça surprend les plus blasés. Et quand vos gosses qui vous ont cassé les pieds toute la semaine pour manger trois haricots verts et une blette (le meilleur avec ce légume, c'est la sauce, faut le dire ! Je les comprends un peu. Mais avec du cœur, je devrais...),  vous décochent spontanément un grand "Mmmhhh ! Popa, chont bons tes haricots !". Je vous jure, ça touche. La larme perle. Genou à terre. Recueillement.
...
...

Je ne sais pas si le fait de vous donner la recette vous sera utile car ce qu'il faut mettre en œuvre pour la réussir ne s'écrit pas en ces termes. Application, patience, amour.

Évidemment, il faut aussi de bons produits, sains et de saison.
Haricots à écosser (voire secs). Aucune idée de la quantité nécessaire. Séance mathématique : à la fin, faut avoir un volume de haricots qui rentre dans une sphère de 12 cm de diamètre, au moins. Un producteur de légumes digne de ce nom saura vous aider.
1 kg de tomates fraîches (ou conserves au naturel maison selon la saison) type olivettes.
2 ou 3 gros oignons jaunes.
Céleri branche selon la saison.
2 tranches de lard ou de poitrine de 1 cm d'épaisseur.
Gousses d'ail, beaucoup voire plus selon les goûts.
Thym, sauge, romarin.
Bicarbonate de soude.
Sel, poivre.


Quelques jours avant, invitez vos meilleurs amis.

Quelques heures avant, ouvrez une bouteille de vin rouge du sud-ouest un peu assouplie (pas trop cher : un Cahors un peu vieux).

Pour la technique, de l'ultra-basique et feu doux, tout le temps ! Voici :
écosser les haricots. Avec les petits, c'est rigolo (surtout pour eux) mais faut presque le faire dans la baignoire si on veut pas passer la soirée à en récupérer partout sous les meubles.
Couper les oignons comme vous voulez et le céleri branche en rondelles. Tranchez les tomates en deux, épépinez avec l'index. C'est important pour ôter un peu d'acidité et un peu d'eau, pour avoir une sauce plus concentrée.
Sortez votre cocotte en fonte fétiche de votre cuisine. Oui, la magique, celle que vous êtes le seul à avoir pu soulever après le roi Arthur. D'ailleurs, vous seul comprenez comment on peut cuisiner dedans. Un outil important, en effet mais si vous n'en avez pas, vous pouvez compenser avec une double dose d'amour.
Faites y fondre deux belles cuillères à soupe de graisse de canard. Et si. Ah et puis zut, hein ! Chuis du sud-ouest ! Balancez-y en souplesse d'un geste parabolique les oignons et le céleri. Puis une minute après, le lard ou la poitrine. A feu doux, laisser colorer.
Quand c'est le cas, ajoutez quelques feuilles de sauge, un brin de romarin, un peu de thym. Cuire encore pour caraméliser les tranches de lard. Faut donc bien surveiller et retourner doucement de temps en temps !
Quand la couenne du lard est brune et brillante, un peu croustillante, déglacez en jetant les tomates dans le feu avec l'ail (gousses écrasées). Leur eau va interrompre la cuisson et liquéfier les sucs dans le fond. Puis ajouter les haricots. Verser de l'eau afin de recouvrir tout juste les haricots. Saler au gros sel (deux cuillères à café environ mais si vous avez peur une seule et vous rectifierez plus tard). Ajouter une bonne pincée de bicarbonate de soude (c'est pour casser le deuxième cliché). Couvrir et laisser cuire à feu doux une bonne demi-heure.
Puis ôtez, le couvercle et goûtez. Rectifiez l'assaisonnement par petites touches jusqu'à ce qu'il soit presque parfait mais pas complètement car la fin de la cuisson va se faire sans couvercle pour que l'eau s'évapore. La sauce va donc se concentrer. Poivrez plutôt copieusement.

Laissez cuire encore le temps nécessaire pour que les haricots soient fondants (faut goûter). Surveillez. Si vous sentez que cela risque d’accrocher, remettez deux cuillères à soupe d'eau. Mais il faut qu'à la fin, la sauce se soit un peu épaissie. Ni collante et épaisse, ni liquide : onctueuse. Vérifiez une dernière fois, l'assaisonnement.

Partagez le plaisir.

Bon sinon, les fovéoles, c'est pas du tout ça, en réalité.
Si par hasard, certains d'entre vous venaient à passer par chez moi goûter des fayots, pensez à vérifier que j'ai pas confondu avec les fovéoles. Parce que c'est un organe de criquets. C'est plein de protéines mais tout de même...  J'ai beau avoir le nez enfoncé jusqu'au cou dans le monde des criquets, en ce moment et être un peu étourdi, tout le temps, vous vous fâcheriez.

Le dessin ci-dessous devrait vous aider à savoir de quoi il s'agit. Une cocotte de fovéoles au premier qui trouve ?

Guillaume.




samedi 1 mars 2014

Et pour quelques tritons de plus...

Oh ! Un vieux dessin potable non utilisé ! Ah ! Mais c'est un Triton palmé (Lissotriton helveticus) ! Eh ! Mais c'est le thème du moment ! Quelle coïncidence...

Un mâle (à la queue mucronée).

lundi 18 novembre 2013

Fantaisies anatomiques - 4

Guillaume : "Dessiner un truc ressemblant procure un certain plaisir mais demande aussi une concentration susceptible de fatiguer un peu. Ah, quelle vie difficile que la nôtre, dessinateurs du dimanche !
Bref, se laisser aller à dessiner tout simplement ce qui vient, ça détend. Dans mon cas, ce qui sort instinctivement et naturellement de mon crayon n'est que rarement de ce monde.
Du coup, impossible de pratiquer mon activité favorite : mettre un nom sur des êtres vivants. Les clés d'identification habituelles ne fonctionnent pas... Déjà que parfois, c'est pas facile avec les clés ! Et encore faut-il qu'elles existent... D'ailleurs, j'en profite pour interpeller (Hé ! Ho ! On peut rêver, non ?) les vénérés hommes politiques qui dirigent notre pays depuis des décennies avec une infinie sagesse bienveillante et un désintérêt personnel exemplaire : "c'est quand vous voulez pour investir dans la mise à disposition d'outils de détermination naturaliste. Il existe une Fédération Française des Sociétés de Sciences Naturelles qui se charge d'éditer des ouvrages sur la faune de France. Pourquoi ne pas lui donner un gros coup de pouce ? Il y a des tonnes de tomes qui attendent d'être réactualisés, des hordes (peut-être pas, tout de même...) de spécialistes qu'on pourrait aider à terminer leurs recherches, leurs ouvrages. On pourrait aussi faire en sorte de rendre les prix des tomes publiés plus accessibles.
On parle là de toutes les bestioles ignorées, méprisées, confondues : punaises, syrphes, coléoptères xylophages, hyménoptères solitaires, etc. Et je vous passe les noms des sous-ordres, familles, tribus...
Mais le gros avantage, c'est qu'ensuite, de nombreux passionnés feraient le travail gratuitement ainsi équipés d'outils idoines !"

Olivier : "Hé, Guillaume, tu t'es endormi sur ton clavier d'ordinateur ! T'as la trace sur la joue. Je savais pas que tu parlais en dormant ! En tous cas, t'as bien déliré ! Waouw, t'es allé imaginer de ces trucs, carrément invraisemblables !"

Guillaume : "Ah, bon ? Mince. Il est trop tard, je vais encore être décalqué demain matin ! Je voulais juste mettre en ligne quelques vieux dessins pour le blog. Tu sais, la série "Fantaisies anatomiques" pour laquelle on demande aux lecteurs de nommer des bêtes imaginaires. Là, j'ai de quoi illustrer un thème aquatique."

Olivier : "Va-z-y ! Balance, ça tombe bien. Je suis un peu à la bourre sur les croquis des prochains articles. Comme toi d'ailleurs !"


Guillaume : "OK, chers lecteurs, à vous de jouer, donc ! De 1 à 3 points par réponse, selon la note scientifico-artistico-poétique que nous attribuerons en toute impartialité.
Vous pouvez répondre dans les commentaires ou par mail (cliquez sur la boite au lettres de notre page d’accueil)."


Ici, j'ai tenté le coup mais c'est p't-être pas très convaincant.





Plus de créatures et encore plus de points à gagner, ici :
Fantaisies anatomiques - 1
Fantaisies anatomiques - 2
Fantaisies anatomiques - 3


mercredi 31 juillet 2013

Les choses vraies - épisode 6

Dans le dernier article de la série "les choses vraies", qui relate mon voyage naturaliste en Espagne, j'évoquais le sublime et discret faucon kobez.
J'ai découvert la bête au plumage gris bleuté et aux yeux de braise à cette occasion et je ne pouvais pas en parler sans lui dédier un croquis...
Faucon kobez (Falco vespertinus). Photo : Ivan L.

A présent, procédons à un zoom arrière pour embrasser une vue d'ensemble des lagunes de Villafàfila. Régalons-nous de cet espace peu anthropisé (seuls quelques moutons et leur berger y poussent par-ci par-là) abritant toutes les ressources nécessaires au gîte et au couvert d'innombrables espèces d'oiseaux d'eau tels qu'avocettes, échasses, courlis, chevaliers, sternes, canards divers et variés... Ils se pavanent, se dandinent, ondulent, dérivent tels des badauds faisant leur marché, rien que pour le plaisir de nos yeux émerveillés. Nous y passerons plusieurs jours avant de gagner le site de la Sierra de la Culebra où nous attend le loup !


Le dessin original issu du carnet de croquis.

Mais pour l'heure, je crois que je vais m'arrêter sur ces images afin de ménager encore un peu le suspense !

dimanche 16 juin 2013

Croqui'histoire - 4

Aujourd'hui, je fais une petite pause dans la série des choses vraies pour vous raconter l'histoire du dessin des ours.
Comme vous le savez désormais, les conditions météo du début de notre semaine en Espagne ne m'ont pas permis d'ouvrir mon carnet de croquis.
Le dessin de l'article précédent a donc été fait tranquillement, bien au chaud à la maison.

Ce qui est original, c'est que c'est mon premier crobard entièrement réalisé à la tablette graphique, du crayonné jusqu'à la mise en couleur.
Voici ce que l'on peut voir lorsque l'on rend invisibles les différents calques de couleur.
J'ai utilisé pour cela le programme Gimp dont vous noterez au passage le réalisme de la brosse "crayon".
















vendredi 5 avril 2013

Un zizi pour patienter...

Merci à tous d'être si nombreux (selon nos modestes échelles, certes : 800 consultations par mois en moyenne) à consulter ce blog régulièrement malgré le manque récent d'assiduité des rédacteurs.
Une période un peu chargée a ralenti notre production habituelle mais n'allez pas penser que l'affaire est close.
Que nenni, il en reste encore dans la besace...
Le thème des friches et des haies nous taraude, en ce moment.
Pour patienter, voici un croquis d'après nature d'un adepte de ces milieux, le Bruant zizi, Emberiza cirlus.



Vous l'aurez remarqué, notamment pour ceux qui connaissent ce joli piaf, le résultat n'est pas fameux. Le bec, en particulier, pourtant typique chez les bruants, est raté.
Dans ma lunette ornithologique, je l'ai vu très long. Trop visiblement...
L'attitude est raide et manque de naturel.
Bref, c'est là toute la difficulté qui consiste à dessiner sur le terrain. Mais les erreurs sont salutaires et je recommencerai...

Bizarrement, je préfère, malgré des tas de petites erreurs, ces croquis que j'ai faits de tête quelques jours plus tard. Peut-être que l'observation a payé, finalement ?









Guillaume.

jeudi 14 février 2013

Et pour quelques gros-becs de plus...

Esquisses de préparation - Grosbecs casse-noyaux
On se demande toujours si l'esquisse n'est pas plus intéressante que la peinture soi-disant finie. Je me demande aussi...
En tous cas, voilà de quoi admirer encore un peu le gros bec de ce superbe oiseau, briseur de graines devant l'éternel (enfin, je me comprends !). Bec dans lequel il ne doit pas faire bon glisser un doigt.

Guillaume.

mercredi 2 janvier 2013

Rose : la couleur de la révolte ! - épisode 7 (témoin 4 : la Tachinaire)

Épisodes précédents :
1- Le Chardon est-il aussi abominable qu'on voudrait nous le faire croire ?
2- Quelles forces permettent au Chardon de subsister malgré les conditions hostiles que nous instaurons à son encontre ?
3- A qui profite le Chardon ? Les butineurs pour commencer !
4- A qui profite le Chardon ? Aux papillons !
5- Le témoignage du Morosphinx en faveur du Chardon et des fleurs qui lui ressemblent.
6- Le taon blanc



Chère Maman, cher Papa,

Voilà maintenant plusieurs semaines que vous n'aviez plus de nouvelles de ma part. Depuis le 28 septembre 2012 pour être exact, date de mon premier et dernier reportage au sujet du chardon pour la télévision.
Mes chers parents, excusez-moi et ne m'en veuillez pas ! Il se peut que vous ayez du mal à l'accepter mais je vis une histoire incroyable ! L'amour ! L'amour était dans le pré !
Oui, mes chers aïeux, je suis tombé amoureux ! Le mieux pour vous en convaincre, c'est encore de vous présenter la belle. Je suis sûr que vous me pardonnerez en constatant sa beauté sans pareilles :

Tachinaire sur chardon.


Son nom sonne comme une douce mélodie : Tachinaire...
Coup de foudre dès la première rencontre. Sous son air bougon et ses soies grossières, se cache une inoffensive petite bête presque pacifique : mon aimée ne se nourrit que de nectar. Certes, sa progéniture qui s'accroche à la première larve de passage, la dévore vivante, de l'intérieur. Mais elle a abandonné depuis déjà plusieurs semaines ces pratiques un tantinet cruelles mais si utiles au maintien des équilibres naturels (1). Ses lèvres proéminentes (en réalité, son péristome !) sont garanties sans botox ajouté ! Et lorsqu'elle me lance un regard amoureux, ce ne sont pas deux mais bien des centaines d'yeux (ommatidies) qui m'admirent passionnément.


Je n'ai pu risquer de vous la présenter avant son témoignage en faveur du Chardon rebelle, Robin des champs, de peur de compromettre sa présence au procès. C'est l'un de ses amis qui a généreusement pourvu à son alimentation, un indispensable à sa survie.
Mais surtout, oui, je dois l'avouer, j'ai peur des préjugés que notre relation pourrait provoquer. Si notre amour ne peut que se vivre, pour d'évidentes raisons d'incompatibilité physiologique, selon un mode platonique, je ne compte pas pour autant revenir en arrière au risque de vous déplaire. Elle m'a ouvert les yeux sur un nouveau mode de vie. Pour moi, il n'y a plus de mauvaises herbes (et pas plus d'insectes inutiles) mais des plantes hôtes pour les arthropodes. Et le Chardon en fait partie.

Papa, je te suis reconnaissant d'avoir fait ton possible, à ta façon, en me pistonnant à la télévision mais si tu veux vraiment aider ton fiston, utilise tes relations afin d'offrir une meilleure image des espèces sauvages qui tentent de vivre au plus près des hommes.

Et puis tu sais, si tu veux investir dans une communication rentable, sache que ma dulcinée est une vraie vedette ! Une double page lui a même été consacrée dans l'extraordinaire numéro 84 "Frissons d'ombelle" de la célèbre revue La Hulotte, la plus lue dans les terriers.

Je quitte mon poste de reporter et m'apprête à changer de vie. Je vais me consacrer à protéger cette vie sauvage que je découvre émerveillé. SNIF ! Je me sens déjà mieux de vous avoir dit tout cela et j'espère que vous l'accepterez...

Bises,

Philistin de Jolibourg.

(1) rôle d'auxiliaire du jardinier


 

dimanche 23 décembre 2012

Du rab' de Roitelet triple-bandeau pour vous inciter à explorer le blog.



Décidément, nous ne voulons pas en finir avec le lierre et le Roitelet triple-bandeau.
Ce mini-croquis sera l'occasion de rappeler que vous pouvez utiliser des mots clés (les libellés) afin de retrouver des articles aux caractéristiques ou thèmes communs.

Par exemple, si vous souhaitez ne regarder que les aquarelles ou croquis, vous pouvez cliquer sur l'un de ces mots dans la partie droite de la page, sous les archives.

Cette longue liste de libellés serait un joyeux bazar s'ils n'étaient pas classés par ordre alphabétique. Pas d'excuses donc. D'autant que si vous avez besoin de rechercher de façon plus thématique, vous pouvez utiliser les différentes pages de notre blog. Chacune correspond à un thème général dans lequel viennent s'ordonner des sous-thèmes puis enfin nos articles.


Bons coups d’œil et lecture.
Ah, oui ! Et bonnes fêtes !

Guillaume





vendredi 21 décembre 2012

Fantaisies anatomiques - 3

Détendons nous un peu à l'aide du jeu suivant.
Observez attentivement les dessins ci-dessous et sans utiliser un guide de terrain sur les amphibiens, donnez les noms de ces quelques espèces récemment découvertes dans la région de Bretagne...
Proposez dans les commentaires (faites-en profiter tout le monde, qu'on rigole tous ensemble !) ou via la boîte aux lettres (en privé, quoi)  des noms bien farfelus avec juste ce qu'il faut d'un semblant de logique pseudo-scientifique pour les créatures ci-après!
1 point par proposition rigolote et 1 point bonus pour la qualité, le style et l'imagination. Nous tenons les comptes et établissons un palmarès.
Une certaine tolérance s'appliquera quant à la formulation des noms vernaculaires...
A voir aussi :
 Fantaisies anatomiques - 1
 Fantaisies anatomiques - 2.