Il n'est pas encore trop tard pour chercher des œufs. Peut-être pas ceux que vous imaginez. Disons, surement moins comestibles.
Mais les créatures qui en sortent sont sources d'émerveillement.
Un article de saison à relire, donc.
Les oeufs de Pâques pillons !
La tradition du "jardin à la française" s'est imposée au XVIIème siècle. Cette tradition avait pour objectif de corriger et de domestiquer une nature que nos lointains ancêtres trouvaient hostile. Pourtant, en y regardant de plus près, il faut bien avouer que cette nature hostile fait souvent bien les choses et qu'il n'est pas inintéressant de la regarder ou de l'écouter s'exprimer. Que diriez vous de faire un petit "retour aux sources" avec nous ?
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dimanche 24 avril 2011
Chronique d'un déclin annoncé
On n'a pas tout de suite compris ce qui nous arrivait. Tout ce que l'on pouvait voir, c'était un champs dévasté. J'apercevais bien quelques inflorescences rescapées par ci par là, mais tout le reste avait disparu. Une forêt de tiges étêtées, rien de plus. J'étais complètement désemparée devant ce spectacle de désolation. Je n'avais jamais vu ça de ma vie. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer ? Quelle force surnaturelle avait bien pu engendrer un tel désastre ?
Je suis rentrée au radar, groggy. J'en ai immédiatement parlé à toutes celles que je croisais sur mon chemin. D'autres sont revenues, plus tard, avec des informations qui confirmaient mes dires. Ça aurait pu s'arrêter là, mais nous découvrîmes rapidement que le cauchemar ne faisait que commencer. Ce champs n'était pas le seul à avoir subi le même traitement. Plusieurs de nos parcelles n'étaient maintenant plus exploitables. Elles avaient toutes été rasées, semble-t-il par le même procédé.
Un certain nombre d'entre nous, les plus jeunes surtout, se mirent à s'agiter. Je pris la parole et demandai le silence. Il allait falloir nous organiser afin de savoir ce qui causait la perte de nos récoltes. Plusieurs groupes furent envoyés sur les parcelles supposées encore intactes. Les autres reprirent les tâches quotidiennes, s'occupant l'esprit pour éviter de réfléchir.
La journée était bien avancée lorsque je découvris, avec l'une de mes sœurs, l'origine de la catastrophe. C'était une créature gigantesque qui poussait devant elle un engin vrombissant, une machine infernale qui avalait peu à peu tous les fruits de nos efforts, ne laissant derrière elle que de malheureux brins coupés au ras du sol. Comment ne pas rester tétanisées devant cette vision d'apocalypse ? La machine était diablement efficace ! Il ne lui fallut que peu de temps pour saccager intégralement un champs que nous avions minutieusement récolté pendant de si longues journées.
Nous revînmes faire notre rapport aux autres, et nous prîmes la décision d'alerter la Matriarche.
Avec un air grave, celle-ci nous expliqua qu'il en était ainsi chaque année, à la même époque, et que dorénavant, nous allions devoir redoubler d'efforts pour ramener la ressource à la Ruche. Que les plus faibles d'entre nous allaient mourir d'épuisement. Que la période faste était terminée...
Je suis rentrée au radar, groggy. J'en ai immédiatement parlé à toutes celles que je croisais sur mon chemin. D'autres sont revenues, plus tard, avec des informations qui confirmaient mes dires. Ça aurait pu s'arrêter là, mais nous découvrîmes rapidement que le cauchemar ne faisait que commencer. Ce champs n'était pas le seul à avoir subi le même traitement. Plusieurs de nos parcelles n'étaient maintenant plus exploitables. Elles avaient toutes été rasées, semble-t-il par le même procédé.
Un certain nombre d'entre nous, les plus jeunes surtout, se mirent à s'agiter. Je pris la parole et demandai le silence. Il allait falloir nous organiser afin de savoir ce qui causait la perte de nos récoltes. Plusieurs groupes furent envoyés sur les parcelles supposées encore intactes. Les autres reprirent les tâches quotidiennes, s'occupant l'esprit pour éviter de réfléchir.
La journée était bien avancée lorsque je découvris, avec l'une de mes sœurs, l'origine de la catastrophe. C'était une créature gigantesque qui poussait devant elle un engin vrombissant, une machine infernale qui avalait peu à peu tous les fruits de nos efforts, ne laissant derrière elle que de malheureux brins coupés au ras du sol. Comment ne pas rester tétanisées devant cette vision d'apocalypse ? La machine était diablement efficace ! Il ne lui fallut que peu de temps pour saccager intégralement un champs que nous avions minutieusement récolté pendant de si longues journées.
Nous revînmes faire notre rapport aux autres, et nous prîmes la décision d'alerter la Matriarche.
Avec un air grave, celle-ci nous expliqua qu'il en était ainsi chaque année, à la même époque, et que dorénavant, nous allions devoir redoubler d'efforts pour ramener la ressource à la Ruche. Que les plus faibles d'entre nous allaient mourir d'épuisement. Que la période faste était terminée...
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jeudi 27 mai 2010
Voici le mois de Mai
Houla ! Déjà le mois de Mai ! L'herbe est déjà haute : il est grand temps de ne pas tondre le jardin !
Oui-oui, ne pas tondre... Enfin, pas partout : si on laissait un petit espace de liberté à Dame Nature ? Un petit endroit où on regarderait pousser les fleurs, butiner les insectes ? Ce petit endroit pourrait-être le fond du jardin, là-bas, puisque personne n'y va jamais ?
Ça ne coûte rien (on économise même de l'énergie pour sa tondeuse et de l'huile de coude !), mais ça apporte beaucoup... Ce faisant, on laisse à la végétation le temps d'accomplir le cycle de la vie : production des fleurs, qui deviennent des fruits, qui abritent des graines, qui sont dispersées par le vent, l'eau ou les animaux, et qui deviennent des plantes. En même temps, ce cycle permet à tout un tas d'animaux de manger, de s'abriter, de batifoler... Ce serait dommage de rater tout ça, n'est-ce pas ?
Bien sûr, il n'est pas question de laisser le fond du jardin s'enfricher, hein ? Vous pourrez évidemment faucher votre prairie en fin d'été, lorsque le cycle sera bouclé, que les graines seront tombées au sol, et que tous les petits insectes se prépareront à s'abriter pour l'hiver.
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