Les fidèles lecteurs de ce blog reconnaîtront peut-être le titre de cette série à suspense qui relatait mes aventures en Espagne sur les traces du loup et de l'ours. Pour mémoire, un lien vers l'épisode 1.
En fouillant mes carnets de croquis récemment, j'ai retrouvé quelques dessins datant de cette odyssée. Là encore, ce sont des instantanés de moments simples mais de grande valeur pour moi : des repas entre amis, des observations complices... Des choses vraies encore une fois...
Souvenez-vous, à la fin de l'épisode 7, nous baignions dans l'euphorie, les oreilles résonnant encore des hurlements poussés par la meute (celle des loups, pas la nôtre).
Dès l'aube suivante, nous sommes retournés sur le site. Bien sûr, l'animal ne nous avait pas attendus, mais le lever du soleil qui s'est joué devant nos yeux ensommeillés a malgré tout constitué une magnifique récompense pour nos efforts. Seuls quelques ongulés traînaient encore sur le site.
C'était le dernier jour de notre voyage, mais nous n'étions pas mélancoliques.
Pour clore cette série espagnole, voici quelques images souvenirs mises en couleurs.
- La troupe des naturalistes vissés à leurs lunettes.
- Un vieil arbre qui m'a séduit lors d'une balade, sur fond de parc éolien.
- Le barbecue municipal de Sesnàndez de Tàbara où nous avons savouré des grillades arrosées d'un bon vin.
Depuis lors, j'ai fait quelques autres balades dont les dessins suivront un de ces jours. Stay tuned ! :)
Olivier
La tradition du "jardin à la française" s'est imposée au XVIIème siècle. Cette tradition avait pour objectif de corriger et de domestiquer une nature que nos lointains ancêtres trouvaient hostile. Pourtant, en y regardant de plus près, il faut bien avouer que cette nature hostile fait souvent bien les choses et qu'il n'est pas inintéressant de la regarder ou de l'écouter s'exprimer. Que diriez vous de faire un petit "retour aux sources" avec nous ?
Affichage des articles dont le libellé est ours. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ours. Afficher tous les articles
samedi 28 mars 2015
mardi 1 octobre 2013
Les choses vraies - épisode 7
Lien vers l'épisode précédent
Enfin ! Nous y voilà :
La Sierra de la Culebra, autrement dit le "massif de la Couleuvre". Bien sûr, ce n'est pas la couleuvre que nous sommes venus traquer (voir les épisodes précédents). Le site est connu pour abriter une bonne population de loups. Ce n'est pas vraiment la période idéale pour les observer, mais nous sommes malgré tout emplis d'espoir.
Nous nous sommes installés en début de soirée. Nous formons une belle ligne sur un versant de colline et nous avons sorti longues-vues et jumelles pour scruter la plaine qui s'étire devant nous sur des kilomètres.
C'est parti. Une dizaine de paires d'yeux balaient le site en simultané. Chaque mouvement nous fait tressauter, espérer... Ici, un renard tout absorbé par les petits mouvements de l'herbe. Là, un oiseau qui rentre se coucher après une dure journée. Là encore, un chevreuil qui hume le vent d'un air inquiet. Tout au fond, un chat en maraude.
Quand tout à coup... Il est là : un long hurlement se fait entendre. Un autre suit, puis des jappements ! Le concert dure quelques secondes pendant lesquelles nous restons pétrifiés, extatiques. Le son s'arrête. Il est près de 21h30. Nous nous regardons tous, les yeux brillants, un sourire béat sur le visage.
On ne le voit pas mais il est là, sous nos yeux, dans cette plaine, caché dans un bosquet d'arbres, dans des fourrés. Il est là, à seulement quelques kilomètres !
La nuit tombe doucement. Nous restons encore quelques minutes, jusqu'à ce que nos yeux n'y voient plus goutte, le temps d'observer une famille de sangliers en pique-nique.
Enfin ! Nous y voilà :
La Sierra de la Culebra, autrement dit le "massif de la Couleuvre". Bien sûr, ce n'est pas la couleuvre que nous sommes venus traquer (voir les épisodes précédents). Le site est connu pour abriter une bonne population de loups. Ce n'est pas vraiment la période idéale pour les observer, mais nous sommes malgré tout emplis d'espoir.
Nous nous sommes installés en début de soirée. Nous formons une belle ligne sur un versant de colline et nous avons sorti longues-vues et jumelles pour scruter la plaine qui s'étire devant nous sur des kilomètres.
C'est parti. Une dizaine de paires d'yeux balaient le site en simultané. Chaque mouvement nous fait tressauter, espérer... Ici, un renard tout absorbé par les petits mouvements de l'herbe. Là, un oiseau qui rentre se coucher après une dure journée. Là encore, un chevreuil qui hume le vent d'un air inquiet. Tout au fond, un chat en maraude.
Quand tout à coup... Il est là : un long hurlement se fait entendre. Un autre suit, puis des jappements ! Le concert dure quelques secondes pendant lesquelles nous restons pétrifiés, extatiques. Le son s'arrête. Il est près de 21h30. Nous nous regardons tous, les yeux brillants, un sourire béat sur le visage.
On ne le voit pas mais il est là, sous nos yeux, dans cette plaine, caché dans un bosquet d'arbres, dans des fourrés. Il est là, à seulement quelques kilomètres !
La nuit tombe doucement. Nous restons encore quelques minutes, jusqu'à ce que nos yeux n'y voient plus goutte, le temps d'observer une famille de sangliers en pique-nique.
Il est désormais temps de lever le camp. Nous rangeons notre matériel optique et nous nous promettons de revenir le lendemain à l'aube...
Les dessins originaux, tirés du carnet de croquis
Libellés :
biodiversité,
Découvrir la nature,
Les choses vraies,
loup,
nature,
ours,
sanglier
dimanche 16 juin 2013
Croqui'histoire - 4
Aujourd'hui, je fais une petite pause dans la série des choses vraies pour vous raconter l'histoire du dessin des ours.
Comme vous le savez désormais, les conditions météo du début de notre semaine en Espagne ne m'ont pas permis d'ouvrir mon carnet de croquis.
Le dessin de l'article précédent a donc été fait tranquillement, bien au chaud à la maison.
Ce qui est original, c'est que c'est mon premier crobard entièrement réalisé à la tablette graphique, du crayonné jusqu'à la mise en couleur.
Voici ce que l'on peut voir lorsque l'on rend invisibles les différents calques de couleur.
J'ai utilisé pour cela le programme Gimp dont vous noterez au passage le réalisme de la brosse "crayon".
Comme vous le savez désormais, les conditions météo du début de notre semaine en Espagne ne m'ont pas permis d'ouvrir mon carnet de croquis.
Le dessin de l'article précédent a donc été fait tranquillement, bien au chaud à la maison.
Ce qui est original, c'est que c'est mon premier crobard entièrement réalisé à la tablette graphique, du crayonné jusqu'à la mise en couleur.
Voici ce que l'on peut voir lorsque l'on rend invisibles les différents calques de couleur.
J'ai utilisé pour cela le programme Gimp dont vous noterez au passage le réalisme de la brosse "crayon".
Libellés :
ABC du blog,
croquis,
ours
dimanche 9 juin 2013
Les choses vraies - épisode 3
Une fois la surprise passée, nous avons rayonné durant quatre jours autour de notre camp de base situé à Pola de Somiedo - dans les Asturies - à la recherche des ours bruns, dont la population locale est beaucoup plus importante que celle de nos ours pyrénéens.
Notre temps s'écoulait entre :
- séances patientes, silencieuses et attentives d'observation - aux jumelles et à la longue-vue - d'un paysage cotonneux, percé ici et là d'une pointe de verdure cherchant désespérément à exprimer sa vigueur printanière.
| Orchidée ayant réussi sa sortie. Photo : Bruno H. |
- casse-croûtes réconfortants et chaleureux, à base de saucisson, chorizo et jambon du pays.
Je n'ai pas eu beaucoup d'occasions d'ouvrir mon carnet à dessins durant ces quatre jours, en raison d'une météo capricieuse oscillant entre neige, grêle ou encore pluie (et même, parfois, un peu des trois en même temps). Le dessin qui suit est donc une reconstitution d'après les photos que nous avons prises.
![]() |
| "OURS !" (SMS et photos : Bruno H.) |
Mais évidemment, ceci est une autre histoire...
Libellés :
Les choses vraies,
nature,
ours
samedi 1 juin 2013
Les choses vraies - épisode 2 (l'arrivée)
Chose promise, chose due : voici le deuxième épisode de mon voyage à la rencontre de la faune sauvage, la vraie. Celle qui possède des crocs tranchants et des griffes acérées.
Ce voyage, comme je le disais dans le message précédent, m'a conduit à découvrir l'Espagne, un pays que je ne connaissais pas, mais à propos duquel j'avais des préjugés en matière de climat. Préjugés qui - comme tout préjugé qui se respecte - se sont révélés inexacts.
On m'avait dit qu'il faisait beau et chaud en Espagne, parce que c'est le sud. J'avoue avoir été un peu surpris en découvrant cette vue au mois de Mai... J'ai même douté un moment, m'imaginant que nous avions fait 1200 km dans la mauvaise direction...
Vous allez me dire que j'exagère. Que l'on peut faire dire n'importe quoi à un dessin. Vous voulez une preuve, c'est ça ?
Mais qu'à cela ne tienne ! Maintenant que nous étions là, plus rien ne pouvait nous arrêter ! Ours et loups n'avaient plus qu'à bien se tenir !
La suite au prochain épisode, bien sûr !
Ce voyage, comme je le disais dans le message précédent, m'a conduit à découvrir l'Espagne, un pays que je ne connaissais pas, mais à propos duquel j'avais des préjugés en matière de climat. Préjugés qui - comme tout préjugé qui se respecte - se sont révélés inexacts.
On m'avait dit qu'il faisait beau et chaud en Espagne, parce que c'est le sud. J'avoue avoir été un peu surpris en découvrant cette vue au mois de Mai... J'ai même douté un moment, m'imaginant que nous avions fait 1200 km dans la mauvaise direction...
![]() |
| L’Espagne au mois de Mai - cliquez pour agrandir |
Vous allez me dire que j'exagère. Que l'on peut faire dire n'importe quoi à un dessin. Vous voulez une preuve, c'est ça ?
| Les aventures d'Olivier en Espagne (cliché : Bruno H.) |
Mais qu'à cela ne tienne ! Maintenant que nous étions là, plus rien ne pouvait nous arrêter ! Ours et loups n'avaient plus qu'à bien se tenir !
La suite au prochain épisode, bien sûr !
Libellés :
Les choses vraies,
nature,
ours
mardi 21 mai 2013
Les choses vraies
Le dessin d'aujourd'hui possède une longue histoire, et celle-ci s'est déroulée en plusieurs étapes.
La vue que vous avez devant les yeux date d'environ un an. A ce moment, j'ai rejoint un vieil ami (je veux dire un ami de longue date, et non pas un ami âgé ;) dans les Pyrénées où nous avons passé trois jours à pister les ours bruns français.
Même si l'on n'a vu que des indices de présence, je garde un souvenir émerveillé de ces trois jours durant lesquels j'ai éprouvé un sentiment de totale liberté, chose qui ne m'était pas arrivée depuis des années. Imaginez-vous : un espace infiniment grand, cerné de montagnes grandioses. Aucune contrainte horaire autre que celle de manger quand vient la faim, de dormir lorsque la nuit tombe. Et surtout, l'impression d'avoir du temps à ne plus savoir qu'en faire. Le sentiment de renouer avec l'essentiel, avec ce qu'ont pu vivre nos aïeux. Pas de superflu, pas d'électricité, pas d'eau courante en dehors de celle de la source qui coule derrière la minuscule cabane de berger que vous apercevez au milieu de l'image, pas de réseau téléphonique, pas de messagerie électronique ! Juste des activités vraies, vitales : manger, dormir, marcher, rêver, partager, et l'impression d'un temps bien utilisé, le sentiment d'appartenir à un univers aux rouages millénaires bien huilés.
A ce stade de mon récit, vous souriez peut-être de me voir vanter avec nostalgie la simplicité de la vie tout en rédigeant un article pour un blog sur internet ! Mais c'est là qu'intervient la deuxième étape de cette histoire. En septembre dernier, j'ai assisté à une conférence de Pierre Rabhi, un agriculteur-penseur reconnu pour ses positions en faveur d'une agriculture humaniste et plus respectueuse de l'environnement. Cette conférence abordait la notion de "sobriété heureuse", de dénuement, de simplicité, ce qui a évidemment fait résonner en moi les souvenirs de mon voyage pyrénéen. A cet instant, j'avoue que j'ai un peu culpabilisé d'être aussi dépendant d'internet dans ma vie de tous les jours... jusqu'au moment où Pierre Rabhi nous a raconté qu'il ne lui semblait pas pertinent de dénoncer en bloc le progrès et les écrans, parce que ceux-ci pouvaient être mobilisés pour se rebeller contre un système trop inégalitaire, ou encore pour faire découvrir au plus grand nombre la beauté de notre monde. Et je crois qu'en effet, c'est bien ce que Guillaume et moi essayons de faire avec ce blog.
Me voilà donc réconcilié avec internet et je peux donc vous conter la dernière étape de mon histoire, celle qui a abouti au dessin d'aujourd'hui. Je reviens d'une semaine de vacances en Espagne avec une bande de potes, semaine au cours de laquelle :
- nous avons pu voir des ours en vrai,
- nous avons entendu une meute de loups pour de vrai,
- j'ai à nouveau pris le temps d'apprécier des choses devant lesquelles je passe le plus souvent à toute vitesse : des paysages simples ou sublimes, des instants de partage, des bons repas... Bref, des choses vraies. Et cette fois-ci, j'ai aussi pris le temps de les dessiner.
Le dessin qui illustre cet article est donc le premier d'une petite série, qui je l'espère, me permettra de vous transmettre une partie de la magie que je ressens lorsque je quitte notre monde de fous pour retourner dans le vrai monde !
A très bientôt !
Libellés :
Découvrir la nature,
Les choses vraies,
nature,
ours
Inscription à :
Articles (Atom)











