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| Grosbec cassenoyaux |
Articles précédents dans la même série:
1- Faut-il nourrir les animaux en hiver ? Est-ce la bonne question à se poser ?
2- Avant de donner à manger, que faire ?
3- Si on nourrit, que donner et comment faire ?
Comme nous l'avons expliqué dans des articles précédents (voir ci-dessus), le nourrissage des animaux en hiver ne joue pas directement un rôle technique de protection de la biodiversité. Les bêtes les plus communes (un nombre restreint d'espèces généralistes déjà sur-favorisées par l'homme et son mode de vie non durable) sont celles qui en profitent le plus, alors qu'on chercherait plutôt à protéger les autres. Le nourrissage n'assure en rien, en général, la survie globale des espèces. Il y a même des effets pervers.
Cependant, il revêt une valeur pédagogique de premier ordre par le fait qu'il facilite l'observation de nombreuses espèces.
Des dispositifs en faveur des oiseaux peuvent par exemple attirer une diversité d'espèces assez intéressante. Et il faut rappeler que les mésanges les plus communes n'ont rien à envier aux oiseaux exotiques les plus bariolés. Regardez donc en détail le plumage de la mésange bleue pour vous en convaincre !
En outre, parfois, les mangeoires voient tout de même la visite d'espèces moins fréquentes ou du moins plus discrètes. Elles n'en sont pas moins magnifiques comme par exemple les Grosbecs casse-noyaux, ou des pics comme le petit Mar.
Des petits veinards nous signalent même la venue de la rare Alouette lulu auprès de leurs mangeoires ou abreuvoirs !!
Il serait dommage de se priver de ces moyens d'admirer, de photographier, de peindre, bref de partager notre passion avec ceux qui sont encore à convaincre qu'il faut protéger la nature...

